A FORCE DE DÉTRUIRE LA NATURE…

6 réponses

  1. jean-marie dupart dit :

    Le Sénégal menacé par la famine ?
    Ce ne semble pas être le cas aujourd’hui mais la menace est bien réelle pour demain ou après demain…
    Plusieurs raisons à cela :
    d’abord une démographie galopante qui fait que le pays qui court après l’autosuffisance alimentaire et notamment pour la production de riz, me semble courir justement vers un objectif impossible à atteindre car le développement de cette agriculture irriguée atteindra automatiquement ses limites par la limite géographique des zones aménageables.
    De plus l’eau douce utilisée est en grande partie issue seulement de l’approvisionnement du fleuve Sénégal qui sert aussi d’approvisionnement en eau potable pour la partie Nord du Pays jusqu’à Dakar. Or le danger de s’inféoder à cette seule source est « l’accident météorologique » : si par malheur la pluviomètrie est une année plus faible en Guinée Conakry , ce sera une catastrophe industrielle et humanitaire. L’autre zone maraîchère : Les Niayes est aussi en danger par l’augmentation constante des pompes qui puisent l’eau d’une nappe phréatique dont on ne connait pas réellement la capacité à fournir tous les champs qui se créent de Dakar à Saint Louis.
    De même la ressource en poissons mal gérée depuis des années et ce autant par les pêcheurs locaux que par le navires industriels est en diminution et donc la courbe d’approvisionnement est inversée par rapport au nombre de bouches à nourrir ( pourquoi je mets dans le même sac les pêcheurs locaux que les navires industriels ? Parce que l’on ne peut appeler « pêche artisanale » cette pêche qui l’est individuellement mais pas collectivement dans le sens ou le nombre de grandes pirogues qui prélèvent au total des milliers de tonnes de poisson sans discernement de taille, d’espèce, et de période de pêche, est croissant et que nous savons aujourd’hui que le stock estimé est en diminution constante)

  2. Bernard dit :

    A Jean-Marie = excellente analyse de la situation.
    Mais quelles solutions ?

    • jean-marie dupart dit :

      quelles solutions ?
      La première et surement le plus compliquée, arriver à ancrer dans le tête des femmes Sénégalaises de diminuer le nombre des naissances. Ce qui est je le concède un dossier ardu étant donné le poids culturel.
      Ensuite pour ce qui est de l’agriculture, revenir vers une agriculture vivrière traditionnelle avec des plantes non consommatrices d’eau tel le mil, l’arachide, le sorghoo etc…
      Enfin développer la pisciculture qui peut être une alternative et pour la pêche en mer lutter d’une part contre les navires industriels et faire respecter la mise en place de zones de non-pêche, de temps de repos du poisson afin qu’il ait le temps de se reconstituer, et la législation sur les filets de pêches non sélectifs . Sensibiliser aussi les pêcheurs au fait de rejeter tout poisson de trop petite taille.
      Le challenge n’est pas facile à réaliser mais il peut être la voie vers une meilleure gestion des ressources

  3. issa gibb dit :

    Je suis totalement d’accord sur le fait que le Sénégal peut être sérieusement menacé de famille dans certaines régions, encore cette année… Du fait du dérèglement climatique, mais aussi par la faute de mauvaises récoltes, de mauvaises irrigations ou le manque d’eau sauf dans les plantations mourides, la dilapidation des ressources naturelles et les pillages nationaux et étrangers des réserves halieutiques… Plus d’ énormes endettements qu’il faudra bien rembourser, tous les voyants aux rouges d’un effondrement, une pollution des terres et des fleuves abyssales, une corruption qui continue de plus belle en mettant à mal l’économie entière du pays avec la nouvelle affaire Petro-Tim/Aliou Sall comme exemple et l’augmentation de l’essence, en attentant l’augmentation des autoroutes et le réajustement des prix des produits de première nécessité, tenu bloqué pour se faire réélire…
    Maintenant que l’élection est passé et que le boulevard est libre pour 5 ans : Macky Sall et sa bande de bras cassés à rien foutre et ses gouvernements chaises musicales, ont moins de 5 ans pour se remplir les poches, le plus vite et le plus possible avant de partir, comme nous l’avons déjà vécu avec les Wades…
    On remarquera donc, que comme chaque année, à cette période d’été, l’appel aux risques de famine au Sénégal revient comme un leitmotiv et que le gouvernement sénégalais n’a, comme chaque année, rien anticipé et compte sur l’aide internationale pour faire face aux risques de famine au Sénégal… Comme l’année dernière, où c’est Action contre la Faim qui a géré les riques de famine dans la région de Matam à la place du gouvernement sénégalais, qui était parti en ballade au mondial de football de Russie…
    Un peu de réflexion et de mémoire ferait du bien au peuple sénégalais et ce serait bienvenu de se souvenir que sans l’aide internationale, il crèverait de faim, chaque année et le pire est à venir…
    C’est curieux qu’un peuple se fasse opiumiser à ce point par ses politiciens, ses religieux et ses marabouts. Mais il faudra bien, qu’un des ces jours, il devienne moins con pour se sortir lui-même de la misère, sans l’aide de personne et surtout pas ses élites égoïstes, incompétentes et corrompues, aux risques de se voir crever de faim et toutes ses ressources naturelles disparues…
    A bons entendeurs ! « A force de détruire la nature » est un très bon titre.

  4. stephane dit :

    Et le scandale des pastèques !

  5. Beatrice BRUN dit :

    Stephane :
    Scandale des pastèques, alimentaire ?Intrants dangereux pour la Santé ?
    Je n’ai pas suivi cette affaire ❗
    Merci 👍

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