LES UNIVERSITÉS EN ÉBULLITION
Nouveaux heurts entre étudiants et forces de l’ordre dans des universités

Au lendemain de la mort d’un des leurs, les étudiants ont à nouveau affronté les forces de l’ordre à Dakar, Saint-Louis et Ziguinchor.
De nouveaux heurts entre étudiants et forces de l’ordre ont éclaté mercredi 16 mai dans plusieurs universités du Sénégal, au lendemain de la mort d’un étudiant dans le nord du pays lors d’une confrontation avec les gendarmes. A Dakar, les étudiants lançaient des pierres sur la police, qui répliquait par des tirs de grenades lacrymogènes, aux abords de l’université Cheikh-Anta-Diop, la plus grande du pays, où des événements similaires s’étaient déjà déroulés la veille, ont constaté des journalistes de l’AFP.
A Ziguinchor (sud), la plus grande ville de Casamance, des étudiants ont également affronté la police, qui a là aussi fait usage de gaz lacrymogènes, a affirmé à l’AFP une source policière. Des élèves du secondaire se sont joints au mouvement, selon la même source. A l’université Gaston-Berger de Saint-Louis (nord), d’où sont partis les troubles mardi, les étudiants ont organisé une procession jusqu’au lieu où est tombé, selon eux, l’étudiant tué lors d’affrontements avec les forces de l’ordre, où ils ont observé un moment de prière, selon un correspondant de l’AFP.
« Répression sauvage »
L’un des principaux syndicats des enseignants du supérieur, le Saes, « solidaire des étudiants », a commencé mercredi une grève de 48 heures. « Il est inadmissible que la violence des forces de l’ordre ait entraîné une mort d’homme dans le campus », a indiqué le Saes dans un communiqué. Ces nouveaux troubles surviennent après la mort mardi d’un étudiant en lettres de l’université Gaston-Berger de Saint-Louis, Mouhamadou Fallou Sène, à la suite de heurts avec les gendarmes. Le jeuen homme de 25 ans a été tué « par balle », selon les étudiants. Les autorités ont annoncé une autopsie.
Les étudiants de Saint-Louis, qui réclamaient le paiement de leurs bourses, avaient décidé de se servir sans payer pendant 48 heures dans les restaurants de la cité universitaire. Le rectorat avait fait appel aux forces de l’ordre pour empêcher cette action, ce qui a déclenché les troubles, selon les autorités. Mardi soir, le président sénégalais Macky Sall a fait part de sa « profonde émotion » et indiqué avoir « instruit le gouvernement de faire toute la lumière et de situer les responsabilités ».
La mort d’un étudiant, rare au Sénégal, a suscité une vague d’émotion dans le pays. Le Front démocratique et social de résistance, une coalition de l’opposition, a dénoncé « la répression sauvage des étudiants » et « les retards récurrents dans le paiement » des bourses. Des mouvements étudiants ont appelé à la démission du recteur de l’université et du ministre de l’intérieur, Ali Ngouye Ndiaye. Les deux derniers cas de décès d’étudiants tués dans le pays lors de confrontations avec les forces de l’ordre remontent à 2001 et 2014, à l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar.
www.lemonde.fr/afrique













Ce n’est pas la première fois que la police sénégalaise tue à balles réelles, des étudiants ou de simples citoyens sénégalais …. Ce n’est pas rare, comme cité dans l’article ci-dessus… Et les cas d’étudiants tués en 2001 et 2014 sont plus nombreux que çà au Sénégal !
Souvenez-vous des violences policières et militaires contre les taximans de Louga en 2017…
Souvenez-vous du sauvage tabassage policier d’une rare violence, des étudiants manifestants pacifistes pour avoir simplement un professeur supplémentaire à Thiès en 2016…
Souvenez-vous des 6 manifestants martyrs tués à balles réelles par la police pour avoir manifesté contre la 3° candidature anticonstitutionnelle de Wade pour l’élection présidentielle à Dakar en 2012 …
Plus, les dénonciations internationales des tabassages meurtriers dans les commissariats par les policiers sénégalais et par les gardiens dans les prisons sénégalaises…
Des assassinats de citoyens sénégalais par des fonctionnaires dépositaires de la loi, auxquels on peut ajouter la liste des enfants talibés assassinés par les marabouts maltraitants et sadiques qui ne cesse d’augmenter en toute impunité…
Les condoléances hypocrites du Président Macky Sall à la famille de l’étudiant assassiné ne trompe plus personne… Un pays qui tire sur sa jeunesse et tue à balles réelles un jeune étudiant n’est pas une démocratie r!
Un pays qui laisse des élèves talibés en esclavage de la mendicité forcée, n’est pas une démocratie respectable !
Le malheur au Sénégal, c’est que ce meurtre d’étudiant sera à la fin des émeutes, récupéré par les confréries religieuses par leurs appels au calme… Ils passeront une fois de plus pour les sauveurs de la paix et de la stabilité dans le pays et ils continueront à tenir le peuple dans la misère, l’ignorance et leur soumission obscurantiste de la religion… Sans compter les jeunes sénégalais écoeurés qui iront se jeter dans les bras des intégristes djihadistes qui leur promettent un avenir meilleur… Ainsi démerge vers le bas, ce pauvre Sénégal, à chaque fois ou comment la jeunesse sénégalaise se fait baiser à chaque fois…