LA GRANDE HONTE DU SÉNÉGAL

5 réponses

  1. stephane dit :

    Article du télégramme de Brest 26 septembre 20018

    Loïc Tréguy. Son Village Pilote pour les enfants sénégalais
    Depuis 25 ans, Loïc Tréguy s’est donné pour mission de sortir les enfants sénégalais de la rue. Avec son association Village Pilote, ce Dinardais d’origine a bâti en banlieue de Dakar un lieu de vie auto et éco-construit, une société du vivre ensemble, une école de la vie qui aide chaque année près de 350 jeunes.
    Certains viennent d’ailleurs et ont choisi d’habiter en Bretagne.
    L’aventure de Loïc Tréguy a débuté en 1993. Jeune adulte en voyage touristique au Sénégal avec sa femme Sandrine, il est bouleversé par les enfants qui mendient dans les rues. Son voyage touristique devient un voyage humain. À Pikine, ils rencontrent des habitants qui tentent, sans aide de l’état, d’organiser le ramassage des ordures, de créer une bibliothèque, une école maternelle, de faire de la prévention contre le sida et de mettre en place une équipe de foot. « De retour en France, nous avons collecté 12 tonnes de matériel, en Bretagne et en Normandie, avec l’intention d’envoyer un conteneur ». De peur que ce dernier ne soit pillé, ils décident de l’accompagner et de consacrer un an à installer ces projets.
    Une solidarité maîtrisée
    Très vite, ils créent l’association Village Pilote et « mettent tous leurs projets au service des enfants qui en ont vraiment besoin et au plus près des besoins des populations alentour très pauvres ». Car ils veulent maîtriser cette solidarité. « Il y a une frénésie de soutien humanitaire. Des associations interviennent à la va-vite avec des aides qui souvent ne sont pas adaptées, qui ne vont pas aux bonnes personnes. C’est finalement contre-productif et ça génère de mauvais comportements ». Et ils restent. Leurs trois enfants grandissent au Sénégal et s’impliquent dans l’association. « Nous sommes juste des chefs d’orchestre. La motivation de la population nous a poussés à poursuivre ».
    On les intercepte dans la rue et on en fait des citoyens
    Avec Chérif Ndiaye, coprésident fondateur, Loïc Tréguy suit pendant plusieurs semaines les jeunes des rues et entre dans leur quotidien. « De 5 h à 23 h, leur journée est orchestrée pour survivre. Ils participent à une économie informelle de petits boulots et sont confrontés à la maladie et à une violence quotidienne ». Parmi eux, de nombreux talibés, des enfants confiés à un marabout, maître d’une école coranique : le daara. Ils doivent se nourrir et rapporter du riz et de l’argent à leur marabout sous peine de sévices. Les familles, qui sont à plusieurs centaines de kilomètres de là, n’ont aucune idée de ce qui se passe. Il y aurait plus de 1 000 daaras dans la région de Dakar, 50 000 talibés dont 30 000 en mendicité.
    Village Pilote récupère les enfants qui sont coopératifs, essaie de retrouver les familles des plus jeunes et d’apporter une formation professionnelle aux autres (bâtiment, agriculture bioclimatique, restauration collective…). « On les intercepte dans la rue et on en fait des citoyens ». À 50 km de Dakar, créé de toutes pièces, le centre du Lac Rose à Deni Biram Ndao s’étend sur 11 hectares. « La terre était sableuse, appauvrie par la monoculture, le sol était phosphaté. Nous l’avons fertilisé grâce à nos composteurs, creusé des puits et planté des milliers d’arbres ».
    Des bâtiments sont construits, selon une architecture bioclimatique en terre, dont les briques sont fabriquées et montées par les jeunes du centre qui se reconstruisent en même temps qu’ils bâtissent leur lieu de vie. Chaque année, Village Pilote sort environ 350 jeunes de 4 à 16 ans de la rue, dont certains sont passés par la case prison. Autre volet important : le sport et surtout le rugby. Plusieurs jeunes sont sélectionnés en équipe nationale, une pierre de plus à l’édifice de Village Pilote.
    Pourtant, Loïc Tréguy mène un autre combat, très matériel celui-là. « Je suis dans une dualité permanente entre enthousiasme et découragement ! ». Car Village Pilote manque de moyens. « Ma croix, c’est d’aller chercher de l’argent. C’est facile de lutter contre la migration et la pauvreté. Il faut mettre les moyens ! ». L’ONG a lancé une grande campagne d’adhésions. « Avec 3 000 adhérents à 20 € par mois (66 % déductibles de l’impôt), nous serions libres et autonomes, nous pourrions asseoir les salaires des 52 animateurs, sortir 400 enfants de la rue chaque année, développer un modèle économique générateur de revenus et lutter contre la migration », car un jeune qui trouve un métier ne pense plus à migrer. Il arrive aussi que Village Pilote accueille de jeunes Européens à la dérive qui viennent retrouver sur place du sens à leur vie. « On a tous besoin les uns des autres », conclut le Breton.

    Nathalie Le Roy

  2. Tiocan dit :

    Immense problème dont on parle depuis longtemps dans ces colonnes et qui ne semble pas avoir d’issue actuellement car il faudrait destituer le gouvernement, enlever toute légitimité aux marabouts et changer la mentalité et le formatage de la majorité du peuple sénégalais.
    Il est facile, encore une fois d’accuser le passé colonial, pour expliquer cette ignominie.
    Et que Patricia gomis fasse attention car le gouvernement sénégalais et les marabouts vont surement tenter de la museler de façon non légale et non démocratique.

  3. Béatrice BRUN dit :

    Ce n’est pas à l’ Extérieur de traiter de ce problème, mais c’est au politique du pays à gérer.
    Moi, quand j’ai un problème de MALTRAITANCE ANIMALE, (car c’est un domaine que je maîtrise ) , je m’adresse aux Autorités du Sénégal.
    (Surtout quand il s’agit de cruauté commise
    sur des Animaux par des Français…..)

    Ça ne vous paraît pas évident ?
    Pour moi, oui.
    Béatrice BRUN

  4. stephane dit :

    Coordonnées de Loik Treguy
    wwwvillagepilote.org

  5. Rania dit :

    Oui Village pilote fait un travail remarquable,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :