L’HISTOIRE DU SÉNÉGAL
Le Sénégal s’est lancé dans la publication d’une volumineuse « Histoire générale du Sénégal », un projet éditorial sans précédent soutenu par l’Etat qui a pour vocation de « décoloniser » la vision du passé de cette ancienne colonie française d’Afrique de l’Ouest.

Les cinq premiers volumes de cette somme, qui doit en compter 25 au total, ont été présentés mardi au président Macky Sall, qui avait souligné l’importance de ce projet lors de sa prestation de serment pour un second mandat le 2 avril, a-t-on appris mercredi auprès de la présidence sénégalaise et de la communauté des chercheurs. »Il y a une impérieuse nécessité de décoloniser notre histoire en la maîtrisant et en reconstituant par nous-mêmes et pour nous-mêmes le récit authentique de notre passé », a déclaré à cette occasion Macky Sall.L’une des « finalités essentielles » de ce travail est de servir de base à une refonte des programmes scolaires, selon le président. « Au lieu de nous apprendre les Charlemagne et autres, ça sera l’occasion de faire connaître cette histoire dans les écoles primaires, les collèges et les université », a-t-il expliqué. »Ne l’oublions pas, l’esclavage et la colonisation ont eu comme soubassement la négation de l’histoire, de l’âme et de la raison du peuple noir », a-t-il poursuivi.Les premier volumes publiés portent sur la préhistoire, l’Antiquité, la construction de l’espace territorial sénégalais entre le XIe et le XVIe siècle, l’action des rois et des marabouts entre le Xe et le XXe siècle, les luttes coloniales et la consolidation du pouvoir colonial entre 1817 et 1914 ou encore la grève des cheminots de 1938, durement réprimée.Les 20 autres volumes doivent être publiés d’ici 2024, à raison de cinq tomes par année, a expliqué à l’AFP Mor Ndao, chef du département d’Histoire de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et membre de la commission de rédaction.Ce projet fait « l’état des lieux explorés par l’historiographie » et permettra de « décoloniser une partie de l’histoire », jusqu’ici en grande partie « tributaire des archives écrites laissées par les colonisateurs français », a souligné M. Ndao.L’exercice de réécriture s’appuie sur des sources multiples, dont « les traditions orales et familiales, la toponymie, l’archéologie et les épopées, à travers une approche critique », a-t-il ajouté.Le projet, initié en 2013, est dirigé par le professeur agrégé d’histoire Iba Der Thiam, également ancien ministre et ancien député. Soutenu par l’Etat et bénéficiant du concours de chercheurs parfois bénévoles, son coût n’a pas été rendu public.
https://www.africaradio.com/news/une-histoire-generale-du-senegal-pour-decoloniser-le-passe-154034










Franchement si, après les 60 ans de l’Indépendance du Sénégal, l’Education Nationale sénégalaise fait encore apprendre aux enfants sénégalais par les maitres sénégalais que leurs ancêtres étaient les gaulois et que Charlemagne « qui a inventé l’école » avait une barbe blanche et fleurie, d’après l’explication de Macky Sall pour glorifier cette future publication de l’Histoire Générale du Sénégal, on peut penser que ce pays est complétement retardé, con et incompétent à l’ ère de l’Internet, du numérique et de la sur-communication ???
De plus, la présentation de cet article avec son « Décoloniser une partie de l’Histoire…tributaire des archives écrites laissées par les colonisateurs français » pue de relents de haine et de racisme anti-colonialiste et anti-français confondus, tant à la mode, ces derniers temps au Sénégal et qui va jusque dans la disparition de l’apprentissage du français dans les écoles sénégalaises où la vérité sur l’esclavage n’est pas véridiquement étudié… Un pays qui renie son passé, n’a pas d’avenir ! Surtout si son but est de mentir et faire disparaître ce passé…
Il serait souhaitable en effet, qu’au sujet de l’esclavage et du colonialiste que l’on trouve dans ces nouveaux ouvrages historiques, que l’esclavage n’a pas été que le monopole des occidentaux avec la traite négrière triangulaire du 15° au 19° siècle… Il serait bien venu d’apprendre aux anciennes et aux nouvelles générations sénégalaises et africaines, qu’au Royaume du Ghana au 8° siècle et qu’au Royaume du Mali au 11° siècle, les populations étaient composées à 50 % d’esclaves dans les propriétés royales africaines citées… Ces familles royales africaines qui ont vendu leurs frères africains aux négriers arabes et participé aux razzias d’esclaves dans les villages africains pour le compte de la traite négrière arabe à partir du 11° siècle et puis pour le compte de la traite négrière européenne à partir du 15° siècle… Ces Rois africains qui ont ruiné leurs propres propriétés, faute d’esclaves qui fuyaient l’esclavage et ce qui explique le retard de l’agriculture en Afrique, encore de nos jours… Sortir du déni et rétablir la vérité que la traite négrière africaine par des africains a bien existé avec ses 8 millions d’esclaves su 8° au 11 ° siècle… Et qu’il n’y a pas que la traite négrière européenne ou triangulaire et ses 15 millions d’esclaves qui a existé comme si les occidentaux étaient les seuls responsables de l’esclavage en Afrique, mais aussi les seuls capables de repentance…
Car, en plus de la traite africaine par des Africains, il ne faut pas oublier aussi, la traite négrière arabe qui a sévi en Afrique du 11° au 20° siècle avec ses 20 millions de victimes… Traite avec ses morts dans les razzias des villages où les négriers arabes tuaient 3 adultes pour avoir un ou une jeune esclave… Avec ses morts dans les traversées du désert, enchainés pour rejoindre leurs comptoirs de vente d’esclaves, à Tombouctou, Alger, Tunis, Alexandrie, le port de Zanzibar ou Constantinople (Istanbul)… Avec ses morts, dans les ateliers de castration pour en faire des eunuques où 80 % des jeunes mâles africains périssaient par infections et dans des souffrances horribles, tandis que les autres périssaient en première ligne comme chair à canon dans les armées des janissaires de l’Empire ottoman… Les jeunes filles esclaves africaines n’étaient pas en reste, enfermées dans des harems ou dans des bordels à soldats, elles mouraient de maladies sexuellement transmissibles et si par malheur, elles tombaient enceintes, les nouveaux-nés noirs étaient irrémédiablement égorgés par les matrones maquerelles qui commandaient les bordels ottomans… Dans une réelle volonté politique des ottomans de non-propagation et d’extermination des esclaves noirs : un phénomène historique si bien étudié dans le livre « Le Génocide Voilé » du professeur anthropologue sénégalais Tidiane N’Diaye et pourtant totalement ignoré et non appris dans l’enseignement sénégalais au nom de la Ouma Islamique et la nouvelle amitié arabo-sénégalaise ???
On peut rappeler aussi, que ceux sont les colonialistes européens qui ont aboli l’esclavage en Afrique au 19° siècle, au grand mécontentement des arabes qui ont perdu la grosse ressource économique que représentait pour eux, la traite des esclaves africains pour n’y mettre fin qu’en 1975… Même si les conditions de travail pour les ouvriers malaisiens ou philippins et les bonnes sénégalaises sont esclavagistes dans de nombreux pays arabes, encore aujourd’hui au XXIème Siècle… Les occidentaux ont pratiqué l’esclavage en Afrique à partir du 15° siècle qu’en exemple de l’esclavage pratiqué par les arabes en Afrique depuis le 11° siècle… La seule différence, sans glorifier l’abject trafic humain de toute traite négrière ou l’infâme Code Noir du ministre français Colbert sur le fonctionnement des colonies outre-atlantiques, la traite négrière triangulaire voulait une main d’oeuvre gratuite et docile au contraire des amérindiens et ils ont mené une politique de peuplement des Amériques dont ils restent les descendants d’esclaves aujourd’hui… Tandis que la traite négrière musulmane a pratiqué un véritable génocide sur les peuples noirs et il ne reste plus de descendants d’esclaves, dans cette traite là ! Chercher l’erreur…
Il faudrait donc, arrêter cette sempiternelle hypocrisie sur l’Esclavage… Que les Sénégalais se sortent enfin les doigts du cul à ressasser des contre-vérités sur l’esclavage et la colonisation et apprennent à sa jeunesse, la réalité et la vérité sur l’Esclavage, les bienfaits et les méfaits de la colonisation dans cette nouvelle Histoire Générale du Sénégal… Il y a eu par exemple, un marabout Thierno Souleymane Baal, chef de guerre et lettré musulman de l’ethnie toutcouleur au Fouta Toro (Sénégal) au 18° siècle qui a été à l’origine de la révolution Torodo à partir de 1776 pour instaurer une démocratie théocratique où toutes les castes étaient abolies, prônant l’égalité de tous , même pour les femmes, l’arrêt de l’esclavage et le contrôle des pouvoirs religieux. Ce marabout est mort en 1776 en combattant les Maures (Arabes) qui razziaient les villages du Fouta Toro, à la recherche d’esclaves… Les politiciens corrompus et les marabouts esclavagistes des enfants talibés au Sénégal, pourraient prendre exemple sur ce grand marabout sénégalais et mettre son exemplarité en avant dans ce projet initié en 2013, composé de chercheurs « Parfois Bénévoles » ??? qui ne devrait pas coûter trop cher à l’Etat sénégalais pour atteindre la nouvelle Vérité Historique du Sénégal, avec bénévolat…
Avec tout de même, quelques doutes sur une Vraie recherche de la vérité historique… Inch Allah !
On peut rappeler aussi que ceux sont les occidentaux qui
Merci à Issa Gibb ,enfin de retour, pour cette analyse pertinente sur un sujet souvent traité n’importe comment au Sénégal et…ailleurs . J’essaie de faire lire « le génocide voilé » à mes amis sénégalais mais ils ont bien du mal à admettre l’existence de la traite arabe bien longtemps avant la traite triangulaire de la colonisation. Religion, quand tu tiens les populations….