Sénégal Black Rainbow https://www.senegalblackrainbow.org Tue, 21 Jun 2022 18:26:17 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=5.8.4 145175315 PROBLÈMES D’ENGRAIS https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/problemes-dengrais/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/problemes-dengrais/#respond Tue, 21 Jun 2022 18:26:17 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40925 « C’est notre plus grand souci », la demande des paysans à l’État du Sénégal

Après les précipitions notées sur l’ensemble du territoire national notamment dans le centre du pays, les paysans ont entamé les travaux champêtres avec inquiétude. Des obstacles comme la cherté de l’engrais inquiète le secrétaire général des paysans du Saloum, Cheikh Tidiane Cissé. Il a sollicité l’appui de l’Etat du Sénégal en ce qui concerne l’engrais, gage d’une bonne récolte.

« Nous sommes à notre deuxième pluie, pendant la première pluie nous avons semé du mil maintenant c’est au tour de l’arachide mais l’engrais devient le souci des cultivateurs car pour la subvention le nombre touché est minime et sans la subvention le prix de l’engrais devient très cher. Si l’Etat subventionnait à hauteur de 50%, le sac allait couter 17.500 FCFA et si on enlève la subvention, il revient à 35.000 FCFA », a t-il déclaré.

Ainsi le secrétaire générale des paysans du Saloum ajoute que la terre est infertile et sans engrais, il sera illusoire d’attendre une récolte abondante. « Donc, nous demandons à l’Etat d’augmenter son appui comme il l’a fait avec les enseignants et les médecins sinon ce sera compliqué », a t-il conclu.

Babacar Touré/senenews.com

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MER POLLUÉE… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/mer-polluee/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/mer-polluee/#respond Tue, 21 Jun 2022 18:24:11 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40922 Marées rouges toxiques au Sénégal: Des chercheurs du CRODT et de l’IRD analysent une efflorescence

Du 14 au18 mai 2022 les pêcheurs et habitants de la petite côte ont constaté l’apparition spectaculaire d’eaux colorées («marron orange») et de plus bioluminescente la nuit. Le Centre de Recherche Océanographique de Dakar-Thiaroye (CRODT) de l’Institut Sénégalais de Recherches agricoles (ISRA/CRODT) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) à la Commission Sous Régional des Pêches (CSRP) ont, dès le premier jour de l’apparition de ce phénomène, reçu une alerte des enquêteurs de plage du CRODT.

Ces derniers avaient fraichement reçu une formation sur le suivi de la pollution marine (Baldé et al. 2022). De plus de nombreux témoignages des riverains de la petite côte et des amis de la mer ont afflué vers les agents du CRODT et de l’IRD. Tous les témoignages se recoupent et soulignent que ce phénomène est apparu brusquement sous la forme d’eaux «marron orange» à la surface de la mer en début de weekend le samedi 14 mai 2022.

Les chercheurs (ISRA/CRODT et IRD-CSRP) se sont rendus sur les lieux dès le premier jour de l’évènement (14/05/2022) et ont constaté que tout laissait penser à une microalgue, surement de la forme rouge de Noctiluca scintillans ; un bloom restreint ayant été récemment observé en Mauritanie par nos collègues de l’Institut Mauritanien de Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP). Dans les eaux mauritaniennes de 32°30 à 24° Nord (Elghrib et al., 2012), Noctiluca scintillans a déjà été observé, et même plus au Sud. Cette espèce a été collectée en 1957 et identifiée par Ramon (1961) vers 17° Nord au large de la Mauritanie, mais jamais encore décrite sous nos latitudes dans la littérature « examinées par des pairs », mis à part par Nieland (1982) qui observe de manière anecdotique le genre (sans aller à l’espèce) Noctiluca à l’état de trace dans le régime alimentaire des sardinelles Sénégalaises. Cette microalgue est pourtant connue au Sénégal, notamment observée en 2014 (non publié) au cours de la campagne océanographique AWA (N/O Thalassa, Ifremer) du projet du même nom. Dr Ismaïla Ndour (CRODT) et Dr Patrice Brehmer (IRD) l’avaient aussi observé en 2016 (projet JEAI LEAHAO) dans les bolongs de Toubacouta (non publié) où sa bioluminescence est connue des habitants et amuse les touristes, mais n’a jamais été formellement décrite (Harrison et al., 2011). Noctiluca scintillans est un dinoflagellé tout comme Ostreopsis ovata, une espèces de microalgue qui a sévit sur la presqu’ile des Almadies l’été dernier (2021) engendrant des symptômes sur la santé humaine (cf. Note politique de Brehmer et al. 2021). Une espèce de dinoflagellé est aussi le principal suspect dans la maladie dite des pêcheurs qui a sévit en 2020 et aussi en 2021 plus « modeste- ment » (investigations en cours de finalisation). Noctiluca scintillans n’est pas directement toxique pour les organismes marins puisqu’elle ne produit pas de toxine mais est cataloguée comme une espèce de microalgues nuisibles sur la base des mortalités de poissons observées dans des fermes piscicoles (Escalera et al., 2007). En fait, Noctiluca scintillans a un effet toxique indirect sur l’environnement marin par la production de niveaux élevés d’ammoniac et une diminution de l’oxygène dissous dans le cas de forte efflorescence (bloom algale) (Umani et al., 2004). La prolifération de diatomées (principale proie des Noctiluca scintillans) est essentiellement due à la présence élevée de nutriments (exemple: les nitrates et les phosphates) dans le milieu marin, caractéristique des zones d’eutrophisation mais aussi dans une moindre mesure d’upwelling. Les analyses sur ces considérations chimiques n’ont pas été réalisées par manque de moyens.

Dr Ndiaga Thiam, directeur du CRODT, et Dr Patrice Brehmer ont observé que les vidéos de Gandiole (Saint-Louis, Séné- gal) qui ont circulé et ont fait état de mortalité de poissons sur la plage (comme cela a été le cas d’une vidéo rendu virale sur les réseaux sociaux au cours du bloom (ou efflorescence) de mi-mai 2022), sont des vidéos antérieures au phénomène et sans lien avec la présente efflorescence. Au vu du contexte et de l’interrogation de la société civile sur ce phénomène, il est important de le préciser. Les chercheurs rappellent qu’il est im- portant de pouvoir dater et géoréférencer ce type de témoignage et au besoin d’informer les services compétents comme le CRODT de l’ISRA afin qu’ils puissent le cas échéant dépêcher des agents sur place. A ce jour aucune mortalité de poissons associée avec l’efflorescence de mi-mai 2022 n’a été constatée. Par ailleurs, les agents de ISRA/CRODT et IRD/CSRP, du 14 au 17 mai 2022 en pleine efflorescence, n’ont constaté aucune mortalité massive d’organisme marin sur les plages de Mbour, de la Somone, Ngaparou, Popenguine, Toubab Dialaw, et Ndayane.

Des échantillons de microalgues ont été prélevés le dimanche 15 mai 2022, ainsi que des observations sous-marines et même aériennes grâce à une approche participative citoyenne autour des chercheurs CRODT/IRD. Les premières analyses réalisées à l’ISRA par Dr Waly Ndiaye, Dr Patrice Brehmer et M. Nfally Sadio dans le laboratoire de biologie marine du CRODT n’ont pas permis de valider d’un point de vue taxonomique l’identification spécifique formulée le samedi 14 mai 2022. Les individus de Noctiluca scintillans, collectés sont arrivés en mauvais état au laboratoire (mortalité rapide ex-situ). De ce fait, une seconde mission a été effectuée le 17 mai 2022 à Ndayane. Les échantillons collectés ont permis l’identification taxonomique le soir même de la mission et la validation de notre hypothèse émise au début de l’évenement.

Ce travail remarquable a fait l’objet d’une note politique publiée dans le cadre du programme AWATOX

isra/socialnetlink.org

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MONTÉE EN PUISSANCE DES PRODUITS IMPROPRES A LA CONSOMMATION https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/montee-en-puissance-des-produits-impropres-a-la-consommation/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/montee-en-puissance-des-produits-impropres-a-la-consommation/#respond Tue, 21 Jun 2022 18:21:54 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40919 Produits impropres à la consommation : 2062 tonnes saisies depuis le début de l’année

En 6 mois, plus de 2062 tonnes de produits impropres à la consommation ont été saisies. Ce qui constitue une valeur de 2 milliards F Cfa. Hier, 625 t ont été incinérées par le ministère du Commerce à Toglou.

625 tonnes de produits impropres à la consommation ont été retirées et détruites lundi, portant le total, depuis le début de l’année courante, à quelque 2062 tonnes. Tromperie sur la qualité, non-conformité, défaut de fabrication et contrefaçon sont les motifs des retraits. «Nous avons pu retirer du circuit de distribution, 625 tonnes de produits impropres à la consommation (…) Ces 625 tonnes font une valeur de plus ou moins 1 milliard francs Cfa», a indiqué la ministre du Commerce, Aminata Assome Diatta, lors de l’opération à Toglou. «Ces produits que nous allons détruire viennent s’ajouter aux produits déjà détruits tout au long de l’année : 1437 tonnes pour une valeur estimée de 955 millions francs Cfa», a-t-elle poursuivi, assurant que le cumul des quantités détruites tourne autour de deux milliards francs Cfa. Elle a fait savoir que les saisies ont été opérées aussi bien à l’importation qu’au niveau d’industries de la place et dans les circuits de distribution. «Les services du ministère, particulièrement la Direction du commerce intérieur, au-delà de protéger le pouvoir d’achat, veillent aussi sur la santé des consommateurs à travers le contrôle au quotidien de la qualité des produits qui sont mis sur le marché», s’est-elle félicitée après avoir elle-même mis le feu aux premiers produits détruits en cette journée. L’opération, qui s’est tenue au site habituel, a permis aux services du ministère du Commerce, de lancer un plaidoyer en direction des autorités pour un site qui sera exclusivement dédié aux opérations de destruction. «Nous avons constaté que dans la région de Dakar, il ne reste que ce site pour pouvoir y faire de telles opérations. La ministre, en collaboration avec son collègue du ministère de l’Environnement, fera nécessairement le plaidoyer pour que ce site nous soit octroyé pour qu’il soit dédié aux destructions», a posé Oumar Diallo, directeur du Commerce intérieur. «La dernière fois nous étions un peu plus en avant, aujourd’hui nous reculons et atteignons un peu la limite de ce site (…) En tant que service intervenant, nous pensons que ce site ne doit pas nous échapper. Nous estimons nécessaire d’en faire le plaidoyer pour demander à l’Etat, de nous l’affecter pour qu’on puisse le sécuriser, l’aménager et en faire un site uniquement réservé à cela», a-t-il dégagé en perspective.

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DESTRUCTIONS ET PILLAGES… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/destructions-et-pillages/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/destructions-et-pillages/#respond Tue, 21 Jun 2022 18:19:15 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40916 MANIFS’ Pillage des stations-services : Les gérants explosent de colère

Ce sont les victimes silencieuses des manifestations. Surtout, de celles de mars. Les gérants de stations-services ont été dépouillés durant ces évènements de mars, et continuent de l’être. Le pillage dont ils ont été victimes s’est récemment répété, vendredi 17 juin, jour de manifestation à Dakar. Et, ils en ont plus qu’assez.

Par Moussa Seck – Elles sont souvent prises pour cibles lors des manifestations. Les stations-services reçoivent régulièrement les foudres des foules en colère. Jets de pierres et autres actes de destruction les défigurent ainsi. Aussi, des sommes d’argent y sont volées, par des individus qui se faufilent entre les foules. Cette attitude des manifestants à saccager et à voler dans leurs lieux de travail est loin de plaire aux gérants desdites stations. «Chacun a le droit de manifester. C’est permis par la loi. Mais ce droit ne signifie pas celui de saccager nos fonds de commerce», a déclaré Ibrahima Fall, président de l’Association des gérants de stations-services du Sénégal. Ils se sont exprimés hier, «pour communiquer sur les évènements du mois de mars 2021 et de juin 2022». Des évènements qui continuent de hanter les gens, ainsi précisé par M. Fall. Son autre précision, qu’il considère comme pas des moindres, a été de rappeler que les fonds «pillés» appartiennent à des Sénégalais. En l’occurrence, eux, les gérants de stations.
Concernant le pillage, dit-il, «des investigations ont été faites. On a rencontré les ministres de tutelle, c’est-à-dire les ministres de l’Energie et du Commerce. Ils nous avaient demandé de fournir des documents par rapport à la situation. Une évaluation a été faite». Et… «plus d’un milliard cent millions a été perdu par des Sénégalais». Ce, bien sûr, du fait d’autres compatriotes profitant des situations de manifestation pour dérouler leur plan. Cette perte subie est d’autant plus lourde à supporter qu’il y a le poids de la location qui pèse sur les gérants de station. Ibrahima Fall n’a pas manqué de le signaler. «J’ai l’impression, dit-il, que les gens oublient que nous sommes des locataires.» De l’argent volé, des factures de location à gérer mais aussi, des emplois de perdus (plus de 450) sont entre autres conséquences chez Monsieur et compagnie, des manifestations de mars 2021. Juin 2022 n’échappe pas au modus operandi des pilleurs : «Des gens sont effectivement entrés pour saccager notre outil de travail et piller les fonds de commerce dans certaines stations.» Et le cri du cœur : «Nous disons : ça suffit. Arrêtez, ça suffit !»

«Nous allons fermer…si on nous y pousse»
Aussi, «nous exigeons de l’Etat du Sénégal, garant des biens et des personnes, d’assurer notre sécurité», poursuit Ibrahima Fall. Une exigence envers cet Etat qui avait commandité le document sur l’état des lieux des pertes subies après manifestations. Et pourtant, «jusqu’à maintenant, aucun gérant de station-service n’a été remboursé», en ce qui concerne les pertes consécutives aux évènements de mars 2021. Pour juin 2022, l’association dont Ibrahima Fall gère la présidence avoue ne pas avoir fait d’évaluation. En tous les cas, M. Fall soutient qu’il «va falloir que l’Etat soit ferme par rapport à cette situation», et face aux pilleurs. Les gérants de stations-services en appellent aussi à l’implication des chefs religieux (khalifes et clergé), des gens de bonne volonté ainsi que des organisations comme Jamra. Afin de faire comprendre aux pilleurs que les fonds trouvés dans les caisses des stations n’appartiennent à aucune entreprise étrangère… Qu’ils sont la priorité de Sénégalais.
Ibrahima Fall n’a de cesse d’évoquer l’inconfortable situation dans laquelle se trouvent les gérants au nom desquels il a parlé. Ils ont peur pour leur sécurité. Peur aussi pour la sécurité de leurs investissements. Seulement, «nous ne voulons pas fermer nos sites, parce que les fermer signifie bloquer une partie de la population dont certains vont à l’école et d’autres au travail. Mais si on nous y pousse, nous allons une bonne fois pour toutes fermer les sites et regarder souffrir la population», a-t-il lancé. N’empêche, en attendant la réaction de l’Etat, des autorités religieuses et des associations, ils annoncent des mesures qui leur sont propres. Identifier par les moyens à leur disposition les pilleurs, leur servir des plaintes et leur faire payer jusqu’au dernier centime.

lequotidien.sn

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DU VERT POUR RUFISQUE https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/du-vert-pour-rufisque/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/du-vert-pour-rufisque/#respond Tue, 21 Jun 2022 07:57:14 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40913 Rufisque – La verdure à la place du béton : Sangalkam veut opérer une nouvelle mue vers le vert

Dans la commune de Sangalkam, où l’urbanisation galopante a englouti les grands espaces verts, les autorités s’engagent pour un reverdissement de la commune. La célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, tenue au village des tortues de Noflaye, a été une occasion pour appeler à l’engagement communautaire dans ce combat. «La commune de Sangalkam a un programme qui s’articule autour d’axes comme la restauration des espaces verts, le reboisement des écoles et des places publiques, en partenariat avec le village des tortues et l’Isra, qui a promis de s’ouvrir à nous et de nous donner des opportunités pour nous permettre de mener à bien cette politique Sangalkam vert qui est un des axes prioritaires du programme de développement à l’échelle locale», a indiqué le conseiller municipal, Ibrahima Ndoye, ayant représenté le maire à la cérémonie. «La commune de Sangalkam va accompagner le village des tortues et comme l’urbanisation galopante, est une menace aux espaces forestiers qui se rétrécissent comme peau de chagrin, en plus de la boulimie foncière, nous allons en tenir compte pour faire en sorte que les espaces soient préservés», a-t-il poursuivi.

Pour le sous-préfet de Sangalkam, Mamadou Bassirou Ndao, seul un engagement communautaire va permettre de renverser la tendance. «Il nous faut nous engager parce que les menaces sont là et réelles. J’exhorte chaque père de famille à planter deux arbres devant son domicile et de les entretenir. Cela participe, au-delà des vertus des arbres, à l’embellissement du paysage», a-t-il fait savoir. «Il est difficile de se battre contre la sécheresse, mais nous appelons à l’atténuer. Nous devons donc intervenir main dans la main et agir pour éradiquer et freiner ce fléau. Il faut qu’il y ait une synergie pour lutter et freiner la désertification et la sécheresse», a insisté le lieutenant-colonel, Babacar Dione, adjoint du directeur des Eaux et forêts. «Les méfaits de la désertification entraînent la chaleur, l’absence de pluie et de la fertilité des terres, ce qui impacte la production, rendements et les revenus des populations», a-t-il poursuivi. «Il faut que chacun sente qu’il est responsable et qu’il peut faire quelque chose. Si on le fait, je pense que nous allons contrer la désertification et la sécheresse», a encore relevé le Lieutenant-colonel. L’édition de cette année de la Journée mondiale de la désertification et de la sécheresse a porté sur le thème : «Tous ensemble pour vaincre la sécheresse.»

Le nombre et la durée des sécheresses ont augmenté de 29% depuis 2000 par rapport aux deux décennies précédentes, a rappelé le document de présentation évoquant des chiffres de l’organisation météorologique mondiale publiées en 2021. «En Afrique, les questions de sécheresse constituent aujourd’hui une contrainte majeure au développement économique et social car elles affectent des millions de personnes et de nombreux secteurs productifs», relève encore le document.

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DE L’EAU POUR MBOUR https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/de-leau-pour-mbour-2/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/21/de-leau-pour-mbour-2/#respond Tue, 21 Jun 2022 07:52:31 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40910 Accès à l’eau potable à Mbour : 20 quartiers bientôt raccordés

L’accès à l’eau potable dans la commune de Mbour est un véritable casse-tête pour les populations. Trouver de l’eau dans certains quartiers est presque impossible. Mais cette situation devrait bientôt changer car la mairie a réceptionné jeudi 6000 mètres linéaires de tuyaux destinés à l’adduction d’eau potable pour certains quartiers.

«Nous avions promis aux Mbourois de leur faire accéder à l’eau potable le plus rapidement possible. Nous avions constaté que sur les 42 quartiers que compte la commune, presque les 20 n’ont pas suffisamment d’eau potable et notre objectif c’est de pouvoir installer au moins 30 mille mètres linéaires de tuyaux pour couvrir le maximum de quartiers de la commune d’ici la fin de l’année. Nous avons commencé, avec l’appui de la Sones, en installant 6000 mètres linéaires de tuyaux qui vont couvrir beaucoup de quartiers tels que Liberté 1, 2, Médine extension, Santessou, Darou Salam, mais également Gouye Mouride jusqu’à Terrou Mballing. Donc c’est un projet extrêmement important car il va permettre à ces populations d’accéder à l’eau potable», renseigne Cheikh Issa Sall, le maire de la commune de Mbour.
En plus de ces 6000 mètres réceptionnés hier, la municipalité va encore réceptionner, dans quelques semaines, des tuyaux pour poursuivre cette politique de densification du réseau d’eau potable, avec le concours de sa ville jumelle, Concarneau. «Cette ville va nous aider à acquérir 11 000 mètres linéaires de tuyaux qui vont permettre de couvrir définitivement Terrou Mballing et le quartier Falokh. Avec les fonds propres de la mairie, nous sommes en train de préparer un dossier qui va nous permettre de boucler définitivement les 30 mille mètres linéaires de tuyaux qu’on avait promis aux Mbourois», a dit Cheikh Issa Sall.

Selon l’édile de Mbour, le coût de ce projet est estimé à plus de 40 millions de francs Cfa et va englober également les branchements sociaux pour permettre à ces populations de disposer de robinets dans leurs maisons. «Nous allons faire un arbitrage pour couvrir les quartiers et ce sont ceux qui sont défavorisés qui seront privilégiés. Il faut comprendre que l’adduction d’eau pour la première installation est très coûteuse, la mairie sera là pour accompagner les populations. D’ailleurs, avec la Sones, nous avons négocié et obtenu 2000 branchements et la mairie va prendre en charge le paiement des 14 000 F Cfa qui représentent la part que les demandeurs de branchements sociaux doivent verser. Donc ce sera gratuit pour les populations de Mbour», a déclaré M. Sall.

Au-delà de l’accès à l’eau potable, la mairie s’occupe aussi de l’assainissement. Depuis un certain temps, l’équipe municipale est sur le terrain pour faire le curage mais également des branchements secondaires pour permettre de drainer les eaux vers la mer.
Après l’eau potable et l’évacuation des eaux pluviales, le maire a également annoncé un projet pour l’éclairage public de la commune.

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REVUE DE PRESSE APRÈS LES MANIFESTATIONS https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/20/revue-de-presse-apres-les-manifestations/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/20/revue-de-presse-apres-les-manifestations/#respond Mon, 20 Jun 2022 14:09:45 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40907 Après la manifestation de l’opposition, le Sénégal « panse ses plaies »

Les quotidiens sénégalais parvenus lundi à APA titrent principalement sur l’heure du bilan après les manifestations de l’opposition de vendredi dernier, ayant fait trois morts à Dakar et Ziguinchor (sud).Sud Quotidien titre sur la « suite et pas fin de la manifestation interdite de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW, libérer le peuple, opposition) » et note que « Dame justice prend le relais ». Le journal renseigne que les députés Déthié Fall et Mame Diarra Fam ainsi que le maire Ahmed Aidara feront « face au parquet ce lundi ».

« Heurts des comptes », indique Walf Quotidien, soulignant que « Dakar panse ses plaies ». Le Quotidien parle pour sa part de « l’heure de la justice » après la répression de la manifestation de vendredi. « Quand on viole la loi, on doit en assumer les conséquences », dit Me Malick Sall, le ministre de la Justice.

L’Observateur revient sur les manifestations du 17 juin, allant « de la rue à l’enfer des cachots ». Outre certains leaders politiques, le journal note que « plus de 250 manifestants sont entre les mains de la police ». Vox Populi renseigne que l’activiste « Guy Marius Sagna allonge la liste des arrêtés » à Ziguinchor où « une grande marche est annoncée vendredi ».

EnQuête place « dans l’œil du cyclone » le maintien de l’ordre et les manifestations sanglantes dans le pays. Le quotidien décompte « au moins 16 morts » entre mars 2021 et juin 2022 à l’occasion de manifestations de l’opposition. Selon une source policière, « c’est difficile de gérer ces situations, parce qu’il y a des étourdis qui sont parfois prêts à mourir ».

Par ailleurs, l’ancien ministre Abdoulaye Bathily constate dans Vox Populi que « cette jeunesse, aujourd’hui, se battra avec les armes et moyens de son époque ». Présentant ses mémoires « Passion de liberté », l’historien note qu’il « y a des dynamiques sociales qui s’imposent toujours aux individus avec leur ambition ».

L’AS indique que « Bathily expose ses mémoires de vieux combattant » en évoquant « la liberté de réunion, l’alternance démocratique et la lutte démocratique », entre autres. Sud Quotidien note de son côté que « Pr Abdoulaye Bathily sort du bois ». A l’occasion de la présentation de son livre, il semble déplorer la « dégradation des mœurs politiques ».

journaldekinshasa.com

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VIOLENCES PRÉ ÉLECTORALES https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/18/violences-pre-electorales-2/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/18/violences-pre-electorales-2/#respond Sat, 18 Jun 2022 00:00:03 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40900 Des violences préélectorales font deux morts à Dakar

Des heurts entre jeunes et policiers ont fait deux morts vendredi à Dakar et dans le sud du Sénégal, où l’escalade verbale des dernières semaines entre pouvoir et opposition a tourné à la confrontation redoutée un mois et demi avant les élections législatives.

Trois figures de l’opposition ont été arrêtées, a indiqué le porte-parole du parti Pastef, Ousseynou Ly. Le leader de l’opposition, Ousmane Sonko, et le maire de Dakar, Barthélémy Dias, autre ardent pourfendeur du président Macky Sall, ont été empêchés de sortir de chez eux par les forces de sécurité, a-t-il dit.

Différents quartiers de la capitale ont été le théâtre d’affrontements entre jeunes lançant des pierres et policiers les tenant à distance à coups de gaz lacrymogènes ou les dispersant à l’aide de grenades assourdissantes dans la fumée des pneus incendiés. En Casamance (sud), l’opposition a accusé les forces de sécurité de tirer à balles réelles.

À Dakar, un jeune homme ou une jeune femme, selon les sources, a péri quand un projectile a mis le feu dans un local où il ou elle se trouvait, a indiqué un responsable de la Croix-Rouge sous couvert d’anonymat. La presse et l’opposition ont fait état d’un deuxième décès à Bignona, en Casamance.

De nombreux Sénégalais redoutaient cette montée des tensions depuis que les autorités avaient interdit mercredi à l’opposition de manifester ce vendredi après-midi. L’opposition entendait protester contre l’invalidation d’une liste nationale de candidats pour les législatives du 31 juillet. Elle avait prévenu qu’elle passerait outre à l’interdiction.
Manifestants refoulés

Des pelotons de policiers en tenue antiémeute, soutenus par des véhicules blindés, ont empêché quiconque d’approcher la place de la Nation où devait se dérouler le rassemblement, à l’écart du centre politique et économique de la capitale.

Les policiers ont refoulé vers les rues adjacentes de petits groupes mobiles qui les harcelaient à coups de pierres.

« Ce n’est vraiment pas bon pour les affaires », se lamentait Bilan Diop, 32 ans, appuyé sur un garde-corps le long de la vaste avenue jonchée de cailloux menant à l’esplanade désertée de la Nation. « Regardez mon magasin, il est fermé, tous les magasins sont fermés alors qu’on approche de la Tabaski », la fête musulmane du Sacrifice, propice au commerce.

« Pour l’instant, ça a l’air sous contrôle. Mais ce qui va se passer après, on n’en sait rien », s’inquiétait avec des détonations en fond sonore Bamba Diop, 30 ans, qui gagne sa vie en louant des places de stationnement.

Des troubles ont été rapportés dans d’autres quartiers de la capitale, ainsi qu’à Ziguinchor, en Casamance.

Dès la matinée, les policiers ont fait le siège autour de chez Ousmane Sonko, dans le quartier dakarois cossu de Mermoz, résolus à l’empêcher de mettre à exécution son intention proclamée de défier l’interdiction de manifester.

À la mi-journée, ils l’ont empêché de se rendre à la grande prière hebdomadaire.

« Même notre liberté de culte est bafouée aujourd’hui », a dit posément M. Sonko, vêtu du boubou traditionnel pour la prière, après s’être heurté à un barrage de policiers.
Arrestations

Le pouvoir cède à la « panique », a assuré M. Sonko, troisième de la présidentielle de 2019, candidat déclaré à celle de 2024, et populaire chez les jeunes.

Trois personnalités de l’opposition, Déthié Fall, Ahmet Aidara et Mame Diarra Fame, ont été arrêtées, a dit le porte-parole du parti de M. Sonko.

L’AFP n’a pas pu obtenir confirmation de ces arrestations ainsi que des deux décès de la part des autorités.

L’opposition dénonce l’invalidation de la liste nationale de la coalition Yewwi Askan Wi, menée par le parti de M. Sonko, comme un stratagème du président Macky Sall pour écarter ses adversaires. L’invalidation écarte des législatives M. Sonko et certaines figures d’opposition.

Le pouvoir et l’opposition n’ont donné aucun signe de vouloir transiger et les analystes décrivent généralement une impasse politique.

De nombreuses voix se sont élevées pour appeler au dialogue face au risque de violences semblables aux émeutes qui, en mars 2021, avaient fait une douzaine de morts dans le pays.

L’opposition a menacé d’empêcher la tenue des élections si Yewwi Askan Wi n’y participe pas. En fait, Yewwi peut toujours concourir avec une liste nationale, mais composée de suppléants.

Le président Sall a fermé la porte à un repêchage de la liste invalidée. « De toute façon, le pays va faire ces élections, le Conseil constitutionnel a décidé », a-t-il déclaré.

La mise en cause de M. Sonko par la justice dans une affaire de viols présumés avait contribué en mars 2021 à plusieurs jours d’émeutes, de pillages et de destructions.

Laurent LOZANO/lapresse.ca

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LA GRANDE MURAILLE VERTE… https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/17/la-grande-muraille-verte-8/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/17/la-grande-muraille-verte-8/#comments Fri, 17 Jun 2022 14:43:13 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40897 La grande muraille, une mue au vert pour freiner le désert et la pauvreté

Pour le Sénégal, un des onze pays engagés dans le projet, ce sont 817 mille 500 hectares à couvrir sur un tracé de 545 km de long pour une largeur de 15 km.

L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) avait établi, à travers des estimations faites en 2019, une perte annuelle de 35 mille hectares de couvert forestier pour le Sénégal.

Comparativement aux chiffres de la même structure datant de quelques années plus tôt, la courbe est descendante.

« Quinze ans plus tôt, c’était 40 mille hectares perdus par an selon les estimations de la Fao », a ainsi fièrement relevé Pape Waly Guèye, directeur de l’agence nationale de la grande muraille verte (Angmv) entre 2013 et 2017.

Un gain de verdure assurément à l’actif du projet panafricain de la grande muraille verte (GMV) qui concerne pour le pays les trois régions situées dans la bande saharo-sahélienne, dans le Nord du pays.

« Le projet de la grande muraille verte s’active dans 16 communes situées dans les régions de Louga, Matam et Tambacounda. Régions qui enregistrent en moyenne entre 100 à 400 mm par an », a précisé Guèye.

Dans cette zone où les températures trustent les 50 degrés pendant la saison sèche et où le sol est très aride, le choix des arbres pour réussir le projet demeure primordial.

C’est principalement le jujubier, le dattier du désert (balanite aegyptiaca), l’acacia, le tamarinier qui sont utilisés dans cette campagne de restauration des terres.

« Des espèces qui n’ont pas besoin de beaucoup d’eau pour se développer et qui résistent aux agressions multiples », a-t-il fait comprendre.

« 18 299 424 plants produits, 42 452 hectares reboisés, 13 250 Km de pare feux aménagés et 13 000 hectares mis en défens », a-t-il dressé comme bilan de l’Angmv à son départ de la tête de l’agence étatique. Il a assuré que le Sénégal affiche à l’échelle continental la meilleure avancée dans le projet.

Pour le pays en effet, c’est 817 mille 500 hectares à couvrir sur un tracé de 545 km long pour une largeur de 15 km. Chacun des 11 pays gère la portion sur son territoire pour espérer arriver, à l’horizon 2030, à établir la GMV qui va s’étirer de Dakar à Djibouti sur 7800 km pour un total de 11 millions d’hectares à couvrir.

Un potentiel pourvoyeur de revenus

Il n’est pas pour autant uniquement question d’une bande compacte d’arbres traversant d’Ouest en Est le pays sur tout le linéaire pour freiner l’avancée du désert. Il se dédouble d’un système d’aménagement planifié pour la gestion durable des ressources naturelles et des écosystèmes et un moyen de lutte contre la pauvreté.

Contacté par Anadolu, le colonel Gora Diop, qui gère actuellement la Direction de la GMV, une des trois directions de l’agence sénégalaise de la reforestation et de la grande muraille verte (Asrgmv- entité ayant remplacé depuis 2019 l’Angmv) a décliné les objectifs de son département.

« L’objectif c’est de faire de la grande muraille verte un pôle de développement socio-économique résilient. Au niveau de la grande muraille verte on intervient sur les terres dégradées dont les causes sont l’érosion éolienne, l’érosion physique et la remontée saline », a-t-il expliqué

« Notre objectif est de jouer sur la neutralité des terres et, à ce registre, on peut être évalués sur trois aspects », a poursuivi Diop, énumérant à ce propos la productivité, la couverture végétale et la quantité de carbone séquestrée.

Le fait de circonscrire les performances de la GMV au seul aspect de surfaces reboisées serait, d’après lui, une mauvaise lecture du projet.

« En terme de réalisation physique on est à 65 mille hectares reboisés et 65 mille hectares mis en défens », a-t-il indiqué, évoquant un taux « pas loin de 14 à 15% » de reboisement.

« C’est des zones où l’activité sylvopastorale est dominante donc il faut, dans les aménagements, penser à l’aspect circulation du bétail divagant. On met tout autour des parcelles du fil barbelé pour justement protéger les jeunes plants », a rappelé Diop.

« Avoir une muraille verte c’est le résultat final. Ce que nous cherchons au quotidien c’est la restauration de terres jadis dégradées pour permettre aux populations d’améliorer leurs conditions d’existence à travers l’environnement, l’alimentation, la santé et leur mode de vie », a-t-il indiqué.

La GMV est un échelonnement de parcelles d’environ 600 hectares chacune, implantées dans les différentes zones et permettant aux populations locales de s’adonner à l’agroforesterie, à l’arboriculture et au maraichage

Au village de Widou Thiengoly dans le département de Linguère (région de Louga à 305 km de Dakar), un jardin polyvalent implanté dans une des parcelles du projet a considérablement rehaussé le niveau de vie de femmes.

« La présence de la grande muraille verte a permis de relancer beaucoup d’activités. En plus du reboisement, elle nous a permis de disposer d’un jardin où nous cultivons beaucoup de spéculations », a expliqué Aminata Sow, membre du groupement de femmes du village.

« Nous faisons nos activités en continu aussi bien durant l’hivernage qu’en période sèche. Les bénéfices partagés entre membres du groupement nous permettent de subvenir à nos besoins », a-t-elle fait savoir.

« Chaque jardin constitue un nœud nouveau au sein du système spatial, social et économique que constitue son village d’implantation », a souligné à ce propos l’ancien directeur de l’Angmv.

« Une valeur de 9 016 000 francs cfa (16.650 usd) a été générée en 2019 pour l’ensemble des produits forestiers obtenus à Labgar (une commune de Linguère abritant deux parcelles aménagées) », a-t-il donné comme illustration, mettant en avant pour ce décompte les 10 439 kilos de fruits de balanites qui ont été produits.

Engagement citoyen autour de la GMV

Chaque année à l’approche de l’hivernage, des volontaires sont mobilisés pour des campagnes de reboisement. Il s’agit d’éléments des forces de défense et de sécurité, de membres d’associations de protection de l’environnement ou de simples citoyens.

Claude Diouf, habitant de Rufisque (Dakar), a pris part à une de ces campagnes en 2017 à Sakal (Linguère). Selon lui, 5000 hectares avaient été reboisés lors de la campagne à partir de 2 millions de plants produits dans 6 pépinières établies dans la localité.

Des forages, bassins de rétention et autres aménagements sont mis en place pour assurer l’entretien des pépinières dans la zone pour pallier le déficit en eau.

Outre le manque d’eau, la divagation du bétail à la recherche de nourriture est l’autre grande contrainte menaçant les espaces aménagés.

« Les éleveurs n’hésitent pas à couper les fils barbelés pour permettre à leurs animaux d’entrer dans les espaces. Chaque fois que cela arrive et c’est souvent le cas, c’est des hectares perdus », s’est désolé Malick Kâ, un chanteur activiste mettant à profit sa voix pour la sensibilisation des populations.

Des perspectives heureuses

Lors de la 4ème édition du One Summit Planet tenue en janvier 2021 à Paris, une promesse d’investissements de 14 milliards usd sur la décennie 2021-2030 a été faite.

« C’est encore des promesses d’investissement et on attend de voir », avait constaté l’écologiste Ali Haidar, directeur général de l’Asrgmv entre 2019 et mars 2022 et acteur sénégalais de premier plan dans la lutte en faveur de l’environnement.

« On sait ce qui marche et ce qui ne marche pas. C’est à partir de notre diagnostic que nous avons élaboré un programme d’investissement prioritaire décennal (Pipd) qui concerne tous les pays », croit savoir l’actuel directeur de la GMV.

« Nous sommes partis du diagnostic pour faire ce document pour les 10 ans à venir. C’est sur la base de ce document stratégique que les promesses ont été faites au One Summit Planet », a enchainé Gora Diop, précisant que les engagements sont de 19.83 milliards usd.

« Le Sénégal a mis dans le portefeuille cinq projets d’un coût global de 1.5 milliards usd », a-t-il relevé ; montant qui selon lui va permettre la réalisation du projet.

« Ce n’est pas une mission impossible il faudra juste ne rien attendre et foncer avec les moyens du bord et surtout impliquer les communautés pour qu’elles s’approprient le projet dans leurs localités respectives », théorisait récemment Haidar lors d’une visite d’évaluation après la mise sous terres de plants à Mbeyenne dans la commune de Daara (région de Louga).

« Nous comptons préserver ces plants comme nous protégeons nos enfants. Grâce à ces arbres, c’est toute une série de combinaisons : la santé avec un environnement sain, des revenus pour la maison et la prospérité pour tout le village », reprenait Amy Mbathie, présidente du groupement de femmes du village, s’exprimant à la suite du discours de Haidar.

Les évaluations pour le Sénégal tournent autour de 500 milliards francs cfa (923 millions usd) pour mener à terme le projet dont le budget alloué annuellement par l’état n’a jamais dépassé les 2 milliards francs cfa (3.6 millions usd) depuis son lancement en 2008.

C’est dire que la matérialisation des investissements annoncés par le One summit Planet pourrait donner une nouvelle trajectoire à la GMV au Sénégal. Faudrait-il aussi que dans les dix autres pays des actions d’envergure prennent cours pour arriver à l’objectif assigné dans cette initiative de l’UA pour lutter contre la désertification et les effets du changement climatique en Afrique.

Outre le Sénégal, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, l’Erythrée, l’Ethiopie et Djibouti sont les pays concernés.

AA/ Dakar/ Alioune Ndiaye

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LE DEVOIR CIVIQUE ACHETÉ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/17/le-devoir-civique-achete/ https://www.senegalblackrainbow.org/2022/06/17/le-devoir-civique-achete/#comments Fri, 17 Jun 2022 14:40:54 +0000 https://www.senegalblackrainbow.org/?p=40894 ELECTIONS AU SENEGAL, LES «BANQUIERS» ARRIVENT

Ne dites pas que l’achat de conscience est interdit au pays de la Téranga, mais plutôt que l’argent coule à flot dans les villes et villages.

Les élections législatives sont prévues le 31 juillet 2022. Beaucoup de citoyens sénégalais jubilent car c’est le temps de soutirer quelques billets de banque aux différents candidats. Ne dites pas que l’achat de conscience est interdit au pays de la Téranga, mais plutôt que l’argent coule à flot dans les villes et villages.

Chers candidats, vous êtes attendus de pied ferme avec quelques valises remplies de billets de banque. En France, il y a moins de 1% de sénégalais inscrits mais, l’attente est longue. C’est le temps béni pour obtenir des fonds en provenance de Dakar.

Les rôles changent, c’est le Sénégal qui le distribue aux sénégalais de l’extérieur, dont nous savons pertinemment que leur vote n’a aucun effet sur les résultats. La distribution, parfois nébuleuse, crée des conflits insurmontables. C’est souvent les partis au pouvoir qui «arrosent» la diaspora, afin que leur victoire symbolique soit bien mise en avant.

Au Sénégal, les citoyens attendent impatiemment les candidats ou leurs représentants. Ces derniers peuvent débarquer à trois heures du matin, ils seront accueillis par des citoyens en liesse qui ne croient qu’à remplir leurs poches ou leurs greniers à riz. Ils veulent tout simplement reprendre l’argent des contribuables (taxes, impôts) pour pouvoir survivre.

Le temps des doléances réapparaît pour donner l’impression que leur vote doit servir à améliorer leurs conditions de vie. Les plus filous se retrouvent temporairement aisés. Beaucoup ne votent pas parce qu’ils ne sont pas inscrits dans leurs villes de résidence ou qu’ils ne sont pas sénégalais. Certains crient haut et fort qu’ils disposent d’une base solide pour faire basculer les résultats. Il faut savoir maitriser l’art du drible et être un grand troubadour dont le rôle est de médire l’adversaire.

Le comble est que les sénégalais, très informés et à l’écoute des réseaux, commencent à voter en fonction de certaines de leurs préoccupations. L’exemple des dernières élections municipales nous rappelle que les citoyens peuvent voter avec leur tête et pas avec leurs pieds.

Les «candidats banquiers» piégés par le système, sont débosselés et n’arrivent plus à démêler les vrais des faux militants. Lorsqu’ils perdent des élections, ils entrent dans une dépression car ils n’ont toujours pas compris l’origine de leur défaite. Ils diront que les sénégalais ne croient en rien. Les citoyens demandent aux gagnants et aux perdants de revenir dépenser énormément et remercier leurs électeurs. Pardi ! Le pauvre a lui aussi, l’ambition de gagner de l’argent, parfois très facilement.

Alassane THIAM/seneplus.com

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