
Si le mot varie d’une langue à l’autre, le concept est à peu de choses près le même dans toutes les civilisations. Voici la définition qu’en propose le dictionnaire en ligne CNRTL : « travail assidu et méthodique (collectif ou individuel) qui tend à élever un être humain au-dessus de l’état de nature, à développer ses qualités, à pallier ses manques, à favoriser l’éclosion harmonieuse de sa personnalité», Cette belle définition est aujourd’hui sans doute un peu réductrice. Pour ma part, je serais enclin à dire que la culture c’est avant tout un ensemble de valeurs dans lesquelles un groupe humain peut s’identifier. Autrefois, la culture était principalement régionale : la cuisine, le vêtement, les coutumes… En France on pouvait parler de culture bretonne comme de culture provençale ou alsacienne, cela avait un sens. Mais en retour, plus un pays était morcelé en entités culturelles distinctes, moins ses habitants avaient le sentiment d’appartenir à la même nation. Avec le temps, les cultures locales se sont transformées en folklore, les habitants sont devenus des citoyens et l’État est devenu Nation. Le jour n’est sans doute pas éloigné où ces nations perdront elles-mêmes leur identité culturelle, au profit d’entités culturelles élargies où chacun pourra encore s’identifier, la mondialisation nous en apporte chaque jour des exemples.
Partout en Occident, les musées jouent un rôle majeur et l’on n’hésite pas à traverser les océans et faire des heures de queue pour aller voir telle ou telle exposition.
Nous sommes à l’heure où les pays d’Afrique Noire prennent conscience de la valeur culturelle de leur patrimoine sculpté, constitué de toutes les œuvres héritées des générations passées, dont certaines remontent au 10° siècle avant l’ère commune, précédant l’apparition de l’art classique grec, il n’est pas inutile de le préciser. Nous ne nous attarderons pas sur les motifs qui furent la cause d’un rejet de la statuaire traditionnelle : qu’il suffise de dire qu’à un certain moment de l’histoire ces objets ont été perçus dans toute l’Afrique comme les témoins d’une époque révolue et d’une histoire douloureuse à laquelle chacun voulait échapper pour rentrer dans le monde moderne. La honte et la peur d’être traité d’idolâtre, la conversion au monothéisme, l’accès à l’instruction à travers l’école ou les modèles occidentaux proposés par la télévision furent à l’origine du rejet global de tout ce qui était relié aux anciennes pratiques magico-religieuses. Les objets traditionnels furent abandonnés dans le bois sacré pour certains, brûlés pour d’autres, vendus pour la plupart. Les appropriations forcées restent l’exception, malgré un tapage médiatique qui voudrait faire accroire le contraire.
Les anciens pays colonisateurs, que ce soit par souci d’équité ou par repentance, s’engagent peu à peu vers des restitutions du patrimoine détenu dans leurs musées. En Afrique, les capitales, Abidjan, Bamako, Cotonou, Dakar, Lomé, Kinshasa, se dotent de musées modernes prêts à recevoir les vieux bois de retour d’exil. Mais cela garantira-t-il le succès d’une véritable politique culturelle en matière de musées et d’arts anciens ?
Ne nous voilons pas la face, la plupart des états africains confondent encore culture et folklore. Les ministères subventionnent abondamment des danses folkloriques, des groupes de musiciens, tout ce qui réjouit les foules : le peuple a besoin de se divertir. D’innombrables chaînes de télévisions font la promotion à longueur de journéed’hommes et de femmes qui se trémoussent au son du tam-tam ou de la musique électronique. Mais quel impact culturel à long terme ? Quel lien culturel entre la danse des Kankourang à Mbour et une cérémonie chez les Bédik de Casamance ou chez les Dogon du Mali ? Insignifiant à l’échelon national et nul à l’échelon panafricain. Nous sommes résolument dans un folklore local qui s’adapte de plus en plus à la demande touristique, sans aucun effet sur la culture telle qu’il faut l’envisager dans sa définition moderne car le mot culture ne saurait en aucun cas s’apparenter à des phénomènes identitaires.
À travers le monde entier, le meilleur véhicule de la culture est le musée. Ce qui importe aujourd’hui, en matière de politique muséale, c’est d’échapper à l’ethnocentrisme culturel. On ne doit pas parler pays, tribu, ethnie, on doit parler Afrique et replacer l’Afrique sur la carte de l’Histoire mondiale. Si nous prenons l’exemple du Bénin qui recevra prochainement les statues que s’était accaparées le général Dodds en vertu de l’antique coutume des dépouilles opimes, quelle sera sa communication ? Sera-t-il question de l’insatiable appétit de conquête des Fon qui ont porté la guerre chez tous leurs voisins, au sud pour l’accès à la mer et le contrôle du négoce négrier et au nord pour la capture d’hommes destinés à être sacrifiés par centaines ou vendus comme esclaves ? Permettez-moi d’en douter, l’histoire détournera pudiquement le regard car ce sont des pages que tous les béninois voudraient oublier, et c’est bien naturel : on ne peut responsabiliser les Blancs pour la traite négrière et avouer que l’on était amplement partie prenante dans cet épouvantable commerce. Quand bien même la vérité serait dite, qu’en retiendrait le visiteur ? Un gros plan sur l’image d’un lieu, d’une époque, d’évènements qui se sont produits il y a un siècle ou deux. Certains pourront même penser que si les Blancs ont mis fin à ces pratiques, leur arrivée aura été somme toute bénéfique. Cela ne mène à rien. Peut-être faudra-t-il avouer l’inavouable, et, pourquoi pas, mettre en parallèle la «barbarie» des africains et celle des européens dans les derniers conflits mondiaux (l’offensive du Chemin des Dames en 1917 a envoyé à la boucherie 350 000 soldats, sacrifiés sur l’autel de la guerre…). Le musée doit donner à réfléchir, ouvrir les esprits, inciter au respect et à la tolérance.
Cheick Anta Diop prônait le panafricanisme. Ses théories sur l’appartenance à un tronc commun qui aurait engendré l’Égypte pharaonique n’avait d’autre but que de rapprocher les hommes avant que de rapprocher les nations, noble et digne projet. Si cet objectif politique ne semble pas près d’être atteint, la chance est donnée aujourd’hui à toute l’Afrique Noire de créer un lien culturel fort entre les ethnies de toutes les nations au moyen d’une politique muséale commune, novatrice pour le continent.
État des lieux
À l’heure où nombre de pays africains s’apprêtent à recevoir un patrimoine indispensable à l’éveil culturel des populations, il convient de se demander de quelle manière ce patrimoine va être exploité pour profiter au plus grand nombre.
En matière de politique muséale, l’Afrique est un enfant pauvre. Il est vrai que le colonisateur qui n’hésitait pas à enseigner «nos ancêtres les Gaulois» aux petits africains n’a fait aucun geste pour donner à voir l’art universel que l’on peut admirer un peu partout dans les musées européens.
En Afrique, l’art se devait d’être enfermé dans son africanité. Ces musées d’art africain s’adressaient prioritairement aux européens, non sans arrières pensées politiques, puisque la présentation des œuvres ethnie par ethnie rendait compte de la mosaïque de peuples que le colonisateur se devait de fédérer : c’était la métaphore absolue de l’anti culture, puisque la culture c’est avant tout un ensemble de valeurs dans lesquelles un groupe humain peut s’identifier au sens le plus large. Plutôt que de compartimenter le pays en groupes ethniques il eut mieux valu défendre les valeurs historiques et culturelles partagées qui s’étendaient bien au-delà des frontières administratives issues de ce souk géopolitique que fut la conférence de Berlin en 1885. Le président Omar Bongo a prononcé un jour ces mots pleins de sagesse : « c’est en brisant l‘histoire, les traditions et l’unité des peuples africains que le pouvoir colonial s’est imposé. C’est donc l’histoire, les traditions et l’unité des peuples qu’il faut rétablir pour redevenir nous-mêmes. Recherchons ce qui nous rapproche, et nous réduirons alors progressivement les facteurs qui nous divisent ». Tout est dit.
Les indépendances portèrent un coup fatal à la plupart des musées africains. Les œuvres autrefois protégées par des conservateurs passionnés autant qu’érudits tombèrent en déshérence et devinrent des objets de commerce en même temps que l’Afrique se vidait de son patrimoine sous la pression des conflits ethniques et d’une demande occidentale sans cesse croissante. Le phénomène, amorcé au début du 19° siècle est devenu universel jusqu’au milieu du 20°. Il est bon de rappeler ici que l’Afrique ne jouit pas d’un statut particulier en la matière : de très nombreux pays de par le monde ont subi le même sort… Navrant constat, soixante ans après les indépendances, la situation en Afrique n’a guère évolué, et si les musées ont essaimé un peu partout, la qualité des collections, la présentation et les explications sont généralement très en dessous du niveau acceptable pour un musée digne du nom.
Vers une nouvelle politique muséale
Un musée ne doit pas être un lieu où les œuvres sont vouées à être des objets de contemplation. Si le plaisir ou l’émotion esthétique sont indispensables pour capter l’intérêt du visiteur, l’objectif final doit être l’éducation, la connaissance, le partage, en bref, des valeurs universelles qui rapprochent et fédèrent des individus venus d’horizons culturels différents. Le musée, c’est le plat dans lequel chacun vient manger, le feu vers lequel chacun vient se réchauffer, la musique qui donne à chacun l’envie de danser. Pour parvenir à ses fins le musée doit s’adresser à l’esprit aussi bien qu’au regard.
Une politique muséale cohérente doit donc tenir compte du fait qu’il n’y a pas de culture s’il n’y a pas de partage. Contrairement aux idées reçues, un grand musée national dans la capitale – comme il est de règle – ne sert que très peu la cause de la culture. Ces musées agissent comme une vitrine promotionnelle à l’adresse des étrangers qui visitent le pays, mais quel impact sur les populations de l’intérieur ? Insignifiant, pour des raisons d’éloignement, de moyens et souvent d’ignorance.
La place du musée national
S’agissant du musée national, il doit se démarquer en montrant, en plus de l’art africain, de l’art classique provenant du monde entier : une statue grecque, un bouddha japonais, une peinture lamaïque du Tibet, un masque des Eskimos, une peinture renaissance ou cubiste… Il ne faut pas tomber dans le piège colonial d’enfermer le public africain dans l’art africain mais il faut au contraire l’ouvrir à l’art universel. Le président Wade allait résolument plus loin puisqu’il déclarait dans un livre paru en 2005 :« Ces objets d’art, masques, sculptures, parures diverses, sont nos ambassadeurs dans les autres civilisations. Ils sont les témoins de notre civilisation, de notre culture. Leur rapatriement relèverait du nombrilisme. À quoi cela sert-il de nous autocontempler ? De tous les arts non européens, seul l’art africain, ce qui est la preuve de son universalité, a autant pénétré l’Occident. Au demeurant, les moyens d’entretien de nos musées faisant défaut, ces objets seraient vite détériorés. Laissons-les donc dans les musées d’Europe ou d’Amérique, qui ont d’importants moyens financiers et disposent de moyens techniques de conservation. Ils y seront encore dans mille ans…en échange, l’Europe pourrait nous offrir des peintures, des Goya, Delacroix ou Vlaminck, que nos populations n’auront jamais la possibilité de connaître. C’est pour cette raison que, réagissant contre la thèse du retour, je m’adressais aux Européens à Saint-Louis au Sénégal, en 1976, en ces termes : « gardez nos masques, mais donnez-nous des Delacroix !)… »
Pour la création de musées régionaux
Dans les pays sans tradition de musée, on ne doit pas demander aux individus de fréquenter spontanément des lieux culturels. Ce sont les lieux culturels qui doivent aller à la rencontre de la population, jusqu’au jour où ils sont intégrés dans le quotidien et où leur visite devient un plaisir pour la majorité.
Des enquêtes ont révélé que les gens qui visitent les musées sont ceux qui y sont allés accompagnés par leurs parents lorsqu’ils étaient enfants. Si l’implantation de musées dans les provinces est une nécessité, leur fréquentation prendra du temps, et c’est pour cela qu’il faut se dépêcher d’agir. Rappelons-le, car c’est important, il faudra éviter la tentation de l’ethnocentrisme culturel local. Le musée doit, d’abord et avant tout, rendre hommage à l’histoire collective et aux valeurs partagées des peuples d’Afrique. L’approche doit être thématique avant d’être ethnique. Si le musée provincial peut servir les populations locales, que l’on habite Saint Louis, Yamoussoukro, Franceville ou Foumban on doit retrouver dans la visite un fond de valeurs communes. Idéalement, on peut envisager le musée comme une suite de cercles concentriques, le cercle le plus large symbolisant la culture au niveau du continent, puis chaque cercle successif figurant les cultures sous régionales, régionales et au centre la culture vernaculaire du lieu où il se situe. Ce n’est qu’en assumant la cohérence d’une politique culturelle à l’échelon des régions que l’on obtiendra un résultat bénéfique pour l’ensemble de la population.
Un musée national dans la capitale ne résoudra rien, nous nous en sommes expliqué. Dix petits musées bien gérés dans les provinces apporteront un bien meilleur résultat que le somptueux musée à Dakar ou à Bamako. Dans cette perspective, chaque musée provincial doit être envisagé comme un tentacule relié au musée national : il doit en être le prolongement en même temps qu’il se doit d’être autonome.
Une réalisation de référence
On pourrait penser que la mise en œuvre d’une telle politique nécessiterait de mobiliser des fonds considérables. C’est faux. Nous prendrons l’exemple du Mahicao, Musée d’Art et d’Histoire des Cultures d’Afrique de l’Ouest implanté à Djilor Djidiack au Sénégal à 150 km au sud de Dakar. Issu d’une initiative privée, ce musée a mobilisé un capital d’environ cinq cent millions de francs cfa, bâtiment et collections compris. Ouvert depuis 2018, il ne cesse de voir augmenter le nombre de ses visiteurs, même pendant la crise sanitaire de la Covid 19. Ses résultats d’exploitation sont positifs et permettent de payer le personnel, de subvenir au fonctionnement et à l’entretien, bref, il rapporte davantage qu’il ne coûte. Il est devenu un moteur économique pour le village et la région : les gens n’hésitent pas à faire le déplacement depuis Dakar pour le visiter. C’est la raison pour laquelle l’Académie Diplomatique Africaine (ADA)basée à Dakar a établi un partenariat avec le Mahicao, qui est envisagé comme le musée référent dans le cadre de son projet de création de musées dans les provinces, au Sénégal pour commencer. Grâce aux excellents résultats du Mahicao en terme de fréquentation, de satisfaction et de trésorerie, il est démontré que nous ne sommes pas dans un énième projet utopique mais dans la réalité concrète et positive. Dès sa conception en 2009, le musée Mahicao a été envisagé pour pouvoir être dupliqué à moindre coût. L’intention présente n’est pas d’expliquer comment faire, nous y reviendrons peut-être une autre fois, mais de convaincre que ce type de réalisation est tout à fait réalisable et économiquement viable.
La mise en œuvre de mesures incitatives
On ne peut envisager de politique culturelle et muséale sans de fortes mesures incitatives, comme c’est la règle aujourd’hui dans tous les états modernes : c’est une façon intelligente de dynamiser la croissance du secteur culturel et par ricochet du secteur touristique. Contrôler la sortie du patrimoine ne suffit pas : c’est une mesure bancale si l’on n’encourage pas l’entrée d’un nouveau patrimoine. C’est maintenir le patient en vie sans le guérir pour autant. Il faut commencer – et c’est une aberration que cela ne soit pas déjà fait – par supprimer tous les droits et taxes pour les œuvres d’art de toutes sortes qui rentrent sur le territoire national : chaque œuvre qui entre au pays, moderne ou ancienne, quelle qu’en soit l’origine, enrichit le patrimoine artistique et culturel du pays. Elles agissent comme autant de graines qui fécondent les esprits. Aujourd’hui encore, les œuvres d’art africain qui retournent en Afrique sont taxées d’importants droits douaniers, cela n’est pas admissible. Il faut ensuite mettre en place des mesures incitatives au niveau fiscal par le biais de déductions d’impôts, du mécénat d’entreprise, d’exonérations pour les associations reconnues d’intérêt général. Il est temps de s’engager dans une politique culturelle hardie : Il faut encourager la défiscalisation pour les aides à la construction de musées ou à l’acquisition d’objets de collection. Les lutteurs, les footballeurs, les musiciens devraient pouvoir s’honorer de subventionner des projets muséaux : ils réaliseraient des économies d’impôt et se feraient les champions de la culture ! Si un Sadio Mané ou un Yekini sponsorisait un musée dans leur région natale au Sénégal, il ne faut pas douter que les jeunes sénégalais seraient plus enclins à aller voir de quoi il retourne ! Les grandes sociétés sénégalaises devraient pouvoir être fières de parrainer des vitrines ou des œuvres. Ce sont là des mesures à prendre d’urgence, pour donner un signal fort aux états européens qui se sont engagés dans la voie des restitutions, pour montrer que l’Afrique ne va pas se contenter de recevoir les œuvres de façon passive, mais qu’elle s’est engagée sur le chemin d’une véritable politique culturelle innovante, dynamique, envisagée à la fois sous l’aspect du développement culturel mais aussi sous celui d’un facteur de croissance économique local et sous celui d’un formidable outil de communication et de cohésion sociale.
Conclusion
En somme, puisqu’il faut conclure, ce n’est pas le retour des œuvres au pays natal qui résoudra la situation de déficit en matière de politique culturelle muséale. Il faut voir beaucoup plus haut et viser beaucoup plus loin. À n’en pas douter, la création de musées provinciaux jouera le rôle de catalyseur touristique, donc d’accélérateur de croissance. Étant rappelé que le secteur de la culture est le troisième employeur européen après la construction et la restauration et que le seul secteur des beaux-arts engendre à lui seul 127,6 milliards d’euros annuellement, l’Afrique ne peut pas se priver d’une ressource dont il est prouvé que les effets dépassent largement le secteur de la culture : tourisme, restauration, artisanat, transports, hôtellerie… Il est patent qu’on ne saurait prétendre être un pays à vocation touristique si l’on ne développe pas une politique efficace de musées régionaux. Le duo de la culture et du tourisme est un moteur économique extrêmement puissant. Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, le patrimoine culturel représente plus de 40 % de l’activité touristique internationale…
Il est grand temps de convoquer au Sénégal des états-généraux de la culture qui ne se limiteront pas aux habitués du sérail mais qui réuniront des conservateurs, experts, collectionneurs et autres spécialistes des questions culturelles pour poser les jalons d’une politique culturelle à l’échelle nationale et internationale en Afrique.
Le poète français Alphonse de Lamartine qualifiait les musées de «cimetières des arts». S’il faut applaudir ces formidables projets de retour des masques et statues ancestraux il faut souhaiter que ce nouveau destin ne soit pas, faute d’une politique culturelle dynamique, qu’un prélude à leur extrême onction.
Réginald Groux
Réginald Groux est Conseiller spécial du président de l’ADA. Ancien marchand d’art, expert, auteur de livres et d’articles, professeur de l’ICART, il se consacre depuis le début des années 2000 à la reconnaissance du patrimoine sculpté traditionnel africain, tant par les peuples qui en sont à l’origine que par les populations issues de l’immigration. Il est Fondateur du Musèe Mahicao à Djilor Djidiack.
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Pour prévenir les accidents de la route au Sénégal, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a appuyé la formation de divers acteurs dont les secouristes et les chauffeurs.
Après 27 ans à la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, l’adjudant Abdoulaye Coly admet que c’est le cas le plus pathétique qu’il a eu à gérer. « Il s’agissait d’un jeune homme de 24 ans habitant aux Parcelles Assainies, dont le grand frère était venu à la maison avec sa moto, pour déjeuner et retourner au travail. Lorsqu’il est entré dans la maison, son jeune frère a décidé de prendre la moto, sans aucune protection, pour faire un tour. Non loin de là, il s’est fait percuter par un véhicule et il est mort sur le coup».
L’adjudant Coly se remémore l’instantanéité de la tragédie qu’il a vécue presqu’en direct. Il était de service ce jour-là et lorsque qu’il est arrivé sur les lieux, le policier de service lui a dit en pointant du doigt le domicile du jeune : « Je connais ce gosse ; je connais ses parents ; il habite juste là ». Un attroupement commençait déjà à se former devant la maison du jeune et la famille s’interrogeait sur son départ avec la moto, sachant que son frère devait retourner au travail. « Les voyant là, sachant qu’à l’instant même leur enfant était couché sans vie dans notre ambulance en route pour la morgue, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Nous étions tous secoués par ce drame et ça me touche jusqu’aujourd’hui. »
Au Sénégal, les accidents de la circulation routière représentent 63,17% de tous les accidents. De manière constante au cours des 5 dernières années, les accidents de la route ont surtout fait des victimes parmi les piétons et les automobilistes : « Nos interventions de secours concernaient le plus des piétons et des motos renversés par un véhicule, ces deux catégories faisant au total 65 452 interventions. Ces deux catégories d’accidents font aussi le plus de victimes avec 107 434 enregistrées de 2017 à 2020 », se désole l’Adjudant Coly.
Parmi les causes majeures des accidents figure en grande place le facteur humain, avec les excès de vitesse, la négligence, l’imprudence et le non-respect des règles du code de la route. Pour prévenir cela, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) a appuyé la formation de divers acteurs dont les secouristes et les chauffeurs. « Ce qui est fondamental pour l’Oms, c’est de mieux outiller les intervenants, et aussi de convaincre les usagers de la route à adopter un meilleur comportement, chacun à son niveau et chacun dans son rôle. L’appui de l’Oms est venu en complément aux activités menées par la Croix-Rouge et le Service national de l’éducation et de l’information pour la Santé (Sneips), qui s’associent régulièrement pour conduire des activités dans le cadre de la prévention routière », explique Dr Idrissa Talla, spécialiste en maladies non transmissibles au bureau de l’Oms au Sénégal.
En novembre et décembre 2021, ces activités étaient au nombre de 76 et comprenaient entre autres des initiations aux gestes qui sauvent et des démonstrations du premier secours, des dotations de trousses de secours aux conducteurs, des causeries communautaires chez les usagers, la mobilisation sociale dans les établissements scolaires et le plaidoyer auprès des décideurs.
Sur la même période, l’Oms a soutenu 11 formations ont eu lieu dans 3 départements de Dakar, Thiès et Diourbel avec 660 participants. Elles portaient sur comment porter secours à une victime de la route, quels sont les gestes essentiels, et ceux à éviter pour sauver des vies. En parallèle, des séances de sensibilisation ont été organisées dans 22 écoles et 22 gares routières, atteignant plus de 300 personnes.
Ousmane Ndoye, le président de l’Association nationale des personnes vivant avec un handicap (Anpavh) créée en 2012, est une personnalité très connue dans la sensibilisation à la sécurité routière dans le pays. Victime d’un accident de la route en 2007, il a souhaité rassembler les victimes et aller vers les autres pour changer les choses : « Mon objectif était de rassembler d’autres personnes affectées par les accidents, de nous entraider pour faire face à nos difficultés, et de nous unir pour sensibiliser aux dangers de la route. A ce jour, nous sommes plus de 1000 membres à travers le pays», raconte-t-il.
A présent technicien de carrosserie, Ndoye assiste pour adapter les véhicules des personnes ayant un handicap moteur afin qu’elles puissent retourner travailler. « C’est un projet très important que j’ai essayé de mettre en place mais il est à l’arrêt pour l’instant, faute de financement. Nous lançons un appel à toutes les bonnes volontés pour assurer l’autonomisation des personnes vivant avec un handicap, pour que nous puissions vivre une vie digne», a-t-il confié.
La sensibilisation est au cœur des actions menées par l’Anpavh. « Je me suis porté volontaire et je ferai tout pour réduire le nombre de décès. Nous les membres de l’Anpavah, nous sommes les meilleurs exemples car notre handicap est visible et cela fait réfléchir. La prévention est essentielle pour arriver à bout de ce problème et nous voulons surtout que les jeunes comprennent les risques », estime Ndoye.
L’adjudant Coly confirme cette tendance notée dans les statistiques de son unité : « Effectivement, les jeunes sont particulièrement vulnérables sur les routes au Sénégal. La tranche d’âge la plus affectée par les accidents est celle des 20 à 29 ans, et c’est le cas depuis plusieurs années », explique-t-il. « Cela nous conduit à plus cibler les jeunes dans nos actions et à leur faire comprendre qu’en étant plus prudents, en ne prenant pas de risques inutiles sur la voie publique, ils peuvent préserver leur vie – car elle est précieuse – et ils peuvent aussi préserver celles des autres. »
En plus des formations et sensibilisations, l’Oms fait aussi le plaidoyer pour des routes plus sécurisées et pour plus de contrôle du parc automobile, qui sont des causes majeures d’accidents.
Avec les initiatives prises pour prévenir les accidents, l’espoir renaît chez les acteurs impliqués dans la sécurité routière. Ces dernières années, une baisse a été constatée dans les accidents de la circulation qui sont passés de 17.213 en 2019 à 16.373 en 2020.
Pour les acteurs impliqués dans la sécurité routière cela est une lueur d’espoir. « Le quotidien d’un secouriste n’est pas de tout repos, mais notre engagement reste entier et nous sommes encouragés par l’amélioration des conditions sur la voie publique, aussi petite soit-elle. Le travail de prévention peut être difficile à certains moments mais pour nous, chaque accident évité et chaque vie sauvée en valent la peine ».
Libération Sénégal online
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Un des plus hauts chefs religieux du Sénégal a déclaré vendredi « encourager » toutes les démarches légales contre l’homosexualité, après le rejet par le Parlement d’un texte durcissant la répression en la matière, dans ce pays très majoritairement musulman.
Par ailleurs, neuf manifestants antihomosexuels, dont un rappeur célèbre au Sénégal, Abdou Karim Guèye, ont été « arrêtés et conduits » vendredi dans un commissariat de police de Dakar après avoir « brûlé un drapeau arc-en-ciel » devant l’Assemblée nationale, dans le centre de la capitale, après la grande prière musulmane hebdomadaire, a indiqué à l’AFP l’avocat de l’artiste, Me Cheikh Khoureysi Ba.
Le Bureau de l’Assemblée nationale a déclaré mercredi « irrecevable » une proposition de loi réprimant plus durement l’homosexualité.
Dans un communiqué, le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, se garde d’évoquer le rejet de ce texte. Mais, écrit-il, « nous encourageons toutes les démarches légales visant à lutter contre ce crime odieux et dénonçons toute tentative pour le défendre ».
Le khalife général est à la tête de l’une des plus puissantes confréries religieuses qui caractérisent le Sénégal. Les mourides, d’obédience soufie (sunnite), et les autres confréries jouent un rôle prépondérant, spirituel et temporel sinon politique, dans la vie de ce pays musulman à près de 95 %. Les leaders de ces confréries sont très écoutés.
Dans son communiqué, le khalife dit que « l’une des plus importantes finalités de l’islam consiste à préserver la progéniture et à protéger la société contre la corruption et la dépravation des moeurs ».
Citant le Coran et la tradition, il parle de l’homosexualité comme d’une « turpitude » et de « crime envers le Créateur et contre l’humanité tout entière ». La tradition préconise une « punition sévère », dit-il, dénonçant « vigoureusement toute action » visant à promouvoir l’homosexualité.
La loi sénégalaise punit d’un à cinq ans de prison et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs CFA (152 à 2.286 euros) « quiconque aura commis un acte impudique ou contre nature avec un individu de son sexe ».
Des voix réclament le durcissement de cette législation. Onze députés ont déposé en décembre une proposition en ce sens, portant les peines de prison à cinq à dix ans ferme et les amendes à 1 million à 5 millions de francs CFA (1.500 à 7.625 euros).
Outre l’homosexualité, la proposition visait « lesbianisme, bisexualité, transsexualité, intersexualité, zoophilie, nécrophilie et autres pratiques assimilées ».
Le Bureau de l’Assemblée nationale a recalé la proposition en invoquant le fait que le code pénal sénégalais réprime déjà « sévèrement » l’homosexualité.
Le gouvernement sénégalais invoque les spécificités culturelles sénégalaises pour refuser une dépénalisation de l’homosexualité.
lepoint.fr
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Il n’y aura presque pas de cours dans les collèges et lycées du pays pendant 3 jours. Le Saemss et le Cusems, les deux syndicats les plus représentatifs du moyen-secondaire, vont observer un débrayage aujourd’hui et demain mercredi. Ensuite, ils seront en grève totale ce jeudi. Les deux syndicats veulent ainsi pousser le gouvernement à respecter les accords signés en 2018 et à corriger le système de rémunération des agents de la Fonction publique.
L’année 2022 va démarrer avec des perturbations dans les enseignements. Le Saemss et le Cusems, qui ont décidé de se battre ensemble pour le respect des accords signés avec le gouvernement en 2018, vont observer 3 jours de grève.
Le mouvement d’humeur de ces deux syndicats va démarrer aujourd’hui avec un débrayage à 9h. Il en sera de même pour mercredi et les enseignants membres de ces deux organisations syndicales seront en grève totale le jeudi. En plus de ces 3 jours sans cours, les camarades de Saourou Sène et de Abdoulaye Ndoye ont également décidé du «boycott de toutes les évaluations, des activités sportives et des cellules pédagogiques». Dans la même dynamique de lutte, les syndicalistes envisagent «une grande marche nationale des enseignants du Sénégal à Thiès, dans la semaine du 10 au 15 janvier».
Outre le respect des accords signés en avril 2018 avec le gouvernement après plusieurs mois de grève, les syndicats exigent aussi «la mise en place d’un nouveau système de rémunération juste et équitable».
Le Saemss et le Cusems ont toujours dénoncé l’immobilisme du gouvernement pour trouver une solution à ce problème après qu’une étude montrant les disparités dans le système de rémunération dans la Fonction publique a été effectuée. Lors d’une conférence de presse tenue en décembre, le Secrétaire général du Saemss avait encore fustigé l’attitude des autorités. «Après avoir reconnu le caractère inéquitable du système de rémunération de la Fonction publique du Sénégal, décrié depuis fort longtemps par les syndicats, en raison des nombreuses iniquités fondées sur des indemnités faramineuses octroyées aux autres corps à l’exception des enseignants, le gouvernement avait pris l’engagement d’apporter des correctifs. Mais que nenni. Trois ans après la signature du protocole, aucune réponse structurelle n’a été apportée à cette vieille doléance qui cristallise l’espoir de tous les enseignants du Sénégal», avait-il déploré.

A l’instar de l’Ouganda, le Sénégal est désormais clairement dans la ligne de mire des médias occidentaux, notamment américains qui lui reprochent sa politique répressive contre les homosexuels. Et ce, dans un contexte très houleux marqué par une forte opposition à la légalisation de cette pratique dans un pays où les musulmans représentent 95% de la population.
Il faut dire qu’au Sénégal, le débat sur l’homosexualité a pris des proportions beaucoup trop importantes sous le régime du président Macky Sall, accusé par de nombreux activistes de chercher à dérouler l’agenda pro-LGBT dans le pays. Ainsi, ces dernières années, le Sénégal a vu naître de nombreux mouvements criminalisant la pratique et mettant l’Etat dans l’embarras face à la pression de ses partenaires internationaux.
Face à une telle situation, les médias américains tentent de flanquer la trouille au pouvoir en place, en dénonçant le traitement qui est réservé aux homosexuels de ce pays. C’est du moins le constat fait par notre média, Lecourrier-du-soir.com, à la suite des récents articles produits, ce 14 décembre, par CNN, The Washington Post et même l’agence de presse, Reuters, consacrés à la loi sur la criminalisation de l’homosexualité que des députés sénégalais s’apprêtent à faire passer à l’Assemblée nationale.
En effet, dans la presse sénégalaise, des informations ont été fournies sur cette loi très controversée portée par les députés Mamadou lamine Diallo, Cheikh Bamba Dièye, Aliou Souaré, Moustapha Guirassy qui assument totalement leur volonté de punir la pratique dans le pays.
“And Sam Jikko Yi (mouvement anti-LGBT) et les autres initiateurs de la proposition de loi demandent la modification de l’article 319-3 du Code pénal, en remplaçant le terme ‘actes contre nature’ par lesbianisme, homosexualité, bisexualité, transsexualité, intersexualité, zoophilie, nécrophilie et autres pratiques assimilés”, renseigne le média sénégalais Senego.
Et d’ajouter : “les personnes reconnues coupables seront punis de 5 à 10 ans de prison et d’une amende de 500 000 à 5 000 000 FCFA, sans possibilité de bénéficier de circonstance atténuantes. Aussi, l’apologie de ces actes contres natures précités, est puni de 3 à 5 ans d’emprisonnement ferme amende de 500000 à 5000000 FCFA”.
Alertés par des activistes pro-LGBT présents sur place, les médias américains, à l’unisson, se sont dressés contre l’Assemblée dans une attitude qui s’apparente clairement à une déclaration de guerre. Ainsi, dans un article publié ce 14 décembre, la chaîne CNN n’a pas mâché ses mots. “Les députés sénégalais concoctent une nouvelle loi qui vise la communauté LGBT”, a-t-elle titré.
Dans l’article en question, on peut lire : “un groupe de députés sénégalais a préparé une loi qui renforcerait des lois anti-homosexuelles déjà répressives, en prolongeant les peines de prison pour les personnes condamnées”. Dans son papier, le média américain s’indigne de la hausse des “arrestations et des persécutions” à l’encontre de la communauté LGBT dans ce pays.
Mais, étrangement, CNN n’est pas le seul média à tirer la sonnette d’alarme sur cette loi criminalisant l’homosexualité au Sénégal. Aux Etats-Unis, le Washington Post aussi s’invite au débat en publiant, ce 14 décembre, un article intitulé : “les députés sénégalais cherchent à doubler les peines de prison à l’encontre des homosexuels”.
Alerté par la communauté LGBT sénégalaise, le Washington Post a ainsi tendu son micro à des activistes pro-LGBT présents dans ce pays. L’un d’entre eux n’est autre que D. B qui a ostensiblement condamné “les tortures et les incarcérations” dont sont victimes les homosexuels sénégalais.
La loi n’a pas encore été votée par l’Assemblée nationale. Elle le sera très prochainement. Mais, il est évident que la forte pression déjà exercée par la CNN (l’un des plus grands médias progressistes au monde) est un réel danger pour Macky Sall qui risque, si la loi est approuvée, l’ostracisme sur la scène internationale.
Cheikh Dieng/lecourrier-du-soir.com
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Décidément le gouvernement ne saurait nier l’exister une vive tension tension sociale jusque là sans cesse refoulée par les syndicats de travailleurs. Après la grève générale des transporteurs qui a paralysée le pays pendant 48 heures, voila que les enseignants prennent la relève.
En effet, les enseignants ont décidé d’aller en grève générale, à partir de ce jeudi, sur l’ensemble du territoire national.
A en croire L’Obs, qui donne l’information, ceux-ci exigent le respect du protocole d’accord signé en 2018 et dénoncent « le manque de volonté politique des autorités pour régler les problèmes de l’école ».
Pourtant, selon le directeur de la formation et de la communication, Mamadou Moustapha Diagne, « sur les 33 points du protocole d’accord de 2014, les 32 ont été pris en charge ».
Ibrahima Dieng / senenews.com
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Les violences notées dernièrement lors des matches de Navétanes et/ou lors des combats de lutte continuent de faire réagir des Sénégalais.
Cette fois-ci, c’est le Président de la République, Macky Sall, qui a fait une publication sur son compte Facebook, pour dénoncer les incidents dramatiques notés dans le monde sportif sénégalais.
« La spirale de violence dans nos stades doit immédiatement cesser. L’agression physique des personnes et la destruction de biens publics sont intolérables et inacceptables. J’en appelle à la responsabilité de tous ! L’Etat saura, avec fermeté, prendre les siennes », a dit Macky Sall.
Pour rappel, pas plus tard qu’hier, un jeune, âgé de 20 ans, est décédé lundi, à Rufisque, dans des échauffourées survenues lors de la demi-finale entre l’ASC Chelsea de Thiawlène et Guiff de Ndeunkoua. Dimanche dernier également en marge du combat sans verdict opposant Siteu à Papa Sow, blessé avant le coup de sifflet de l’arbitre, a occasionné également des violences. L’ancien lutteur de l’écurie Fass était dans l’incapacité de remplir son contrat après avoir été blessé par l’un des accompagnants de Siteu.
Barry Souleymane/senenews.com
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Le président de la République, Macky Sall, a lancé samedi à Dakar, un appel à l’ensemble des acteurs du système de l’éducation pour faire des établissements scolaires et universitaires, ’’des modèles de propreté et de cadre de vie’’.
‘’La propreté est une affaire de tous. J’invite tout le monde à s’y mettre pour rendre le Sénégal propre car la propreté est une affaire de tous’’ a insisté le chef de l’Etat lors de la cérémonie de relance de la Journée de nettoiement dénommée ’’besu setal’’.
La cérémonie de relance de cette Journée de nettoiement, récemment suspendue pour des raisons du Covid-19, s’est déroulée au lycée Sergent Malamine Camara de la commune de Patte D’oie.
Le président Sall a à cet égard, lancé un appel à l’ensemble des élèves, des proviseurs et surtout des enseignants, pour que les établissements scolaires, universitaires, ’’soient des modèles de propreté des modèles de cadre de vie’’.
‘’C’est un Lycée bien entretenu. C’est rare de voir un tel établissement’’ s’est réjoui le président Sall qui a en ce sens, félicité la proviseure et les enseignants ainsi que leurs élèves qui ont pris soin de leur établissement.
‘’Je me réjouis de cette journée, +besup setal+. Je l’avais lancé et entre temps, la pandémie nous a empêchés, de poursuivre. Il est donc heureux, que cette journée mensuelle, puisse reprendre partout dans le territoire national, dans les établissements scolaires et universitaires, dans les services de l’administration, des Collectivités territoriales, mais également dans les communes et autres’’ a dit Macky Sall.
Il a demandé aux citoyens de ’’s’approprier’’ cette Journée, car selon lui, ’’la propreté et l’hygiène sont l’affaire de tous’’.
De ce fait, a assuré le président Sall, ’’l’Etat va mobiliser des ressources conséquentes, pour accompagner les Collectivités territoriales.
Il a néanmoins précisé que ‘’le travail sera fondamentalement, celui des citoyens, des élèves, des étudiants et surtout des élus’’.
‘’Il nous faut continuer ce travail de désencombrement. Il n’est pas acceptable que Dakar continue à présenter un tel visage. Il faut absolument, tout enlever, tout ce qui constitue un obstacle sur la voie publique’’, a poursuivi le Chef de l’Etat.
’’Je vous en donne tous les pouvoirs et vous avez mon soutien entier et total, utilisez les moyens de l’Union de coordination de la gestion des déchets solides (UCG), utilisez les moyens des forces publiques et tous les moyens pour dégager la voie publique, la rendre respiratoire’’ a ordonné, le président de la Républiue au ministre du Cadre de vie, Abdoulaye Saydou Sow.
Macky Sall qui a remercié le maire de la commue de la Patte d’Oie, Banda Diop, les citoyens qui se sont mobilisés pour cette Journée ’’non seulement pour désenclaver et surtout, désencombrer les environs du stade Lépold Sédar Senghor’’.
Le Chef de l’Etat, a d’autre part, invité ses compatriotes, à planter des arbres, à les entretenir, les arroser ’’pour que notre cadre de vie soit viable, où, il fait bon vivre, à l’image de ce magnifique lycée Sergent Malamine Camara’.
Il a rendu un hommage ‘’particulier’’, au ministre du Cadre de vie, ainsi qu’au coordonnateur de l’UCG, qui selon lui, a ‘’révolutionné la perception de la gestion des ordures’’.
‘’Aujourd’hui, on sait que l’UCG est un outil essentiel, fondamental pour le cadre de vie au Sénégal’’ a déclaré le chef de l’Etat.
Macky Sall a aussi adressé ses remerciements au directeur général du programme de modernisation de gestion des déchets (PROMOGED) qui a engagé des travaux ‘’importants’’.
De plus, il a remercié et encouragé le service civique national pour son ‘’remarquable’’ travail, pour son esprit de volontariat en cette veille de la journée mondiale de volontaire.
‘’Je suis fier de prendre part à cette Journée qui se fera tous les mois. Il faut que vous assurez la propreté de votre établissement et aux alentours pour empêcher les gens d’envahir les environs’’ a préconisé Macky Sall.
Il a en outre appelé les chefs religieux et traditionnels, les ‘’Badienou gox’’, les élus, les associations sportives et culturelles (ASC), l’ONCAV, à s’investir pour cette cause de la propreté.
Il a également invité à un reboisement dans les quartiers, devant les maisons, dans les établissements scolaires, en vue d’un Sénégal vert.
seneweb.com
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Un forum interrégional de plaidoyer du relèvement de l’âge au mariage de la jeune fille à 18 ans et du passage à l’échelle du ‘’New Deal’’ pour l’axe Saint-Louis-Louga, s’est ouvert ce jeudi à, Saint-Louis (nord), a constaté l’APS.
Ce forum entre dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations formulées lors de l’élaboration du plan d’action de plaidoyer 2020-2021 du Réseau des parlementaires pour la population et le développement (RPPD), précise un communiqué remis à la presse.
Il s’inscrit également dans la logique du respect des engagements pris par le Sénégal à la Conférence internationale sur la population et le développement de Nairobi (Kenya), indique la même source.
Le concept ‘’New Deal’’ est un pacte communautaire qui repose sur un engagement moral entre les clubs de jeunes filles et les parents pour un objectif “zéro grossesse” au sein des ‘’clubs de jeunes filles’’. Il s’agit de l’engagement des parents à ne plus marier leurs filles avant 18 ans, les jeunes filles à leur tour jurant de ne pas tomber enceinte avant le mariage
D’une durée de deux jours, le forum de Saint-Louis est organisé grâce à l’appui du bureau pays du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). Il fait suite à un autre organisé pour les régions de Kaffrine et Kaolack (centre).
APS/ndarinfo.com
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Alors que la population sénégalaise croule sous le poids de la grève des transporteurs, un autre secteur clé est engagement entré en mouvement d’humeur, en l’occurrence, l’enseignement.
En effet, l’enseignement moyen et secondaire est paralysé par un mouvement d’humeur du CUSEMS. Après un débrayage le 30 novembre dernier, les camarades d’Abdoulaye Ndoye ont déclenché, depuis hier mercredi, une grève générale.
Les enseignants grévistes menacent de boycotter toutes les évaluations, les corrections et les surveillances du premier semestre. Pour cause, ceux-ci exigent la correction du système de rémunération et le respect du protocole d’accord signé avec l’État, informe Walf Quotidien.
Ibrahima Dieng / senenews.com
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