60 ANS D’INDEPENDANCE

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5 réponses

  1. Regis Costet dit :

    Et bla,bla,bla…Comparer la vie de 1960 avec la vie en 2020…Il vaudrait mieux se demander ce qu’a bien pu faire le Sénégal et les sénégalais en 60 ans!!! et comparer ce qui est comparable!Il y a 60 ans,il n’y avait pas de talibés!

  2. stephane dit :

     » la pauvreté et les inégalités se sont réduites au Sénégal  »

    Honteux et irrespectueux d’écrire des mensonges pareils

  3. issa gibb dit :

    Quand on parle d’Anniversaire des 60 ans de l’Indépendance, on parle : De la Décolonisation !
    Tandis que les anciens sous leurs arbres à palabres, parlent toujours de la Colonisation avec leurs « C’était mieux avant, au temps des colons, il y avait du travail pour tous et on nous soigner bien dans les hôpitaux, etc… « . Ce qui entraine des réflexions sur les réussites ou les tares du Sénégal : Ses réalisations ou les boulets qu’il se traîne depuis des décennies ou encore les 7 plaies qui gouvernent le pays…
    Mais on peut changer ces réflexions sur l’Indépendance = Décolonisation en les liant avec la Littérature Africaine Francophone par exemple… Laissant de côté, les croissances économiques qui profitent mieux aux pays Africains Anglophones qu’aux peuples des pays Africains Francophones : Une situation sur laquelle, il faudra bien s’interroger aussi, un de ces jours ???

    A ses débuts, la littérature Africaine suivait essentiellement une tradition orale : Les histoires et les contes étaient racontés par les Griots… La littérature Négro-Africaine écrite, nait dans les années 1930-1940, à la suite des mouvements Afro-Américains avec la parution de la revue  » The New Negro = Le Nouveau Nègre » appelée la 1ère Bible de la Négritude qui défend les droits civiques des Noirs et la fierté raciale dont les textes iront jusqu’en Afrique pour influencer les mouvements anticolonialistes Africains …
    Après la 2° Guerre Mondiale, en France avec « Présence Africaine », une revue panafricaine fondée par Alioune Diop (1910-1980) pour donner la parole au Noirs, apparait une littérature de protestation sur le Déni de l’Histoire Africaine par le Colonialisme en ridiculisant le « Nos ancêtres, les Gaulois » enseignés aux petits Africains dans les écoles jusqu’à l’Ecole Normale de William-Ponty au Sénégal, prémices des mouvements indépendantistes … Cette revue est soutenue par des intellectuels français, Sartre, Camus, Gide, mais aussi par des artistes, Joséphine Baker ou Picasso et par les membres du Mouvement Littéraire de la Négritude avec :
    – Le martiniquais Aimé Césaire (1913-2008) poète dramaturge anticolonialiste résolu qui considère la Négritude comme un rejet de l’assimilation culturelle et qui fonde le journal « Les Tropiques »…
    – Le français Léopold Sedar Senghor (1906-2001) poète, futur 1er président Sénégalais et académicien français, défendeur de la Francophonie et chantre de la Négritude qu’il considère comme l’ensemble des valeurs culturelles de l’Afrique Noire et qui publie le journal « L’Etudiant Noir »…
    – Le français Léon-Gontran Damas (1912-1978) romancier-poète et anticolonialiste convaincu…
    – Le guadeloupéen Guy Tirolien (1917-1988) poète anticolonialiste…
    – Le sénégalais Birago Diop (1906-1989) qui traduit par écrits les Contes oraux du griot Amadou Koumba…
    – Le malgache Jacques Rabemananjara (1913-2005) poète et leader de l’Indépendance de Madagascar…
    – L’haïtien René Depestre (né en 1926) poète anticolonialiste, toujours en vie…
    Le Mouvement littéraire de la Négritude aura aussi ses détracteurs, comme le malien Yambo Ouologuem qui dans son roman « Le Devoir de Violence  » en 1968 retrace les complexités de l’Histoire de l’Afrique depuis le 13ème siècle… D’autres romanciers anticolonialistes se font entendre dans la vague de volonté d’Indépendance en Afrique avec :
    – Le guinéen Camara Laye (1928-1980) et son recueil « L’Enfant Noir » et les traditions en Haute-Guinée…
    – Le camerounais Ferdinand Oyono ( 1929-2007) et son roman « Une Vie de Boy  » qui dénonce les abus de la colonisation à travers le regard candide d’un enfant…
    – Le sénégalais Ousmane Sembène (1923-2007) réalisateur militant sur les questions politiques et sociales…
    – L’ivoirien Bernard Dadié (1916-2019) poète -dramaturge, militant syndical et politique et référence de la littérature Africaine dans le Monde avec Léopold Sedar Senghor…
    Tandis que le sénégalais Cheikh Anta Diop (1923-1986) essaie d’écrire l’Histoire Africaine avant les colonisations remontant jusqu’aux pharaons égyptiens noirs …
    Et que le sénégalais Amadou Cissé Dia (1915-2002) politicien et dramaturge qui écrit en 1968 , la pièce de théâtre  » Les Derniers Jours de Lat Dior » le héros de la résistance au Colonialisme…

    Après les Indépendances, la littérature Africaine décrit les problèmes internes des nouveaux Etats Africains avec l’apparition des débuts de la littérature Féminine avec les écrivaines sénégalaises :
    – Mariama Bâ (1929-1981) qui dans « Une si Longue Lettre  » dénonce les inégalités entre Hommes&Femmes dans la tradition Africaine et le poids de la polygamie…
    – Aminata Sow Fall (né en 1941) qui dénonce les problèmes du petit peuple et l’hypocrisie de l’idéologie patriarcale et de la dot dans son œuvre ou encore la corruption dans « La Grève des Battu »…
    – Fatou Diome, qui dans son roman « Le Ventre de l’Atlantique » raconte les rêves d’évasion des jeunes sénégalais pour fuir la misère, entre autre…
    – Ou Cheikh Hamidou Kane (né en 1928) auteur sénégalais qui raconte le déchirement d’un Africain en Occident, loin de l’Afrique…
    Puis, de 1985 à 2005, on assiste à un virage qui rend compte de la détérioration progressive des structures sociales, politiques et économiques de ces Etats Africains dirigés pas des dictateurs… Une lourde désillusion face aux dictatures des régimes Africains postcoloniaux, appelée « La Littérature du Chaos » avec :
    – Le guinéen Tierno Monemembo (né en 1947) avec « Les Crapauds-Brousse » ou l’histoire d’un dictateur corrompu sans aucun espoir de développement économique pour son peuple…
    – Le congolais Sony Labou Tansi (1947-1995) avec « La Vie et Demie » : Grandeur et décadence de l’imaginaire Katamalanasie soumise à la plus sanglante et la plus absurde dictature en Afrique Noire…
    – Le journaliste David Gakunzi (Burundi) qui rappelle le meurtre du leader indépendantiste Patrice Lumunba assassiné en RDCongo en 1960…
    – L’ivoirien Ahmadou Kourouma (1927-2003) qui met en scène des enfants dans ses romans pour montrer l’insoutenable dans les guerres du Liberia et de Serria Léone…
    – Le sénégalais Boubacar Boris Diop (né en 1946) avec « Devoir de Mémoire » qui rappelle le Génocide au Rwanda…

    Au 21° siècle , émergent des auteurs soucieux de s’affranchir du « Chaos Africain » au profit d’une identité « Mondiale », mais purement littéraire… Car ces auteurs se proclament écrivains avant d’être noirs : C’est une génération transcontinentale, multiculturelle d’auteurs qui se questionnent sur son identité et son appartenance ou sur un « Avenir Commun  » entre tous les peuples ??? Qui pourrait s’appliquer aujourd’hui à la pandémie du Coronavirus…
    – Le sénégalais Alioune Badara Coulibaly (né en 1945) qui met sa poésie au service de l’Humanité, de la paix dans le monde, la Justice pour tous, l’égalité, la liberté, le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et de vivre en paix…
    – Le malgache Jean Luc Raharimana (né en 1967) qui a traduit par écrits la littérature orale malgache rendant visible au plus grand nombre, l’Histoire de Madagascar…
    – Le togolais Sami Tchak (né en 1960) qui traite des thèmes dérangeants comme les maladies, les infections, la prostitution dans le monde et la corruption en Afrique….
    – Le sénégalais Tidiane N’Diaye, (né en 1950) anthropologue qui avec « Le Génocide Voilé » aborde la traite Arabo-Musulmane qui a décimé l’Afrique, responsable de son retard économique et de son racisme viscéral envers les autres peuples à cause de l’Esclavage des Noirs… Suivi par une étude sur la présence chinoise et la place de la Chine en Afrique, comme par anticipation ???

    Ce travail est personnel et surement incomplet ! Destiné aux amoureux de la Littérature Africaine Francophone, confinés comme moi qui ont tout le temps pour lire… Mais, pour chaque œuvre d’un auteur des Indépendances, de la Littérature du Chaos ou de la nouvelle génération transcontinentale, vous entendrez un cri profond de désenchantement et de tristesse en direction de tous les dirigeants Africains :
    « QU’AVEZ-VOUS FAIT DE NOS INDEPENDANCES ! »

  4. Regis Costet dit :

    Que de vérités et de recherches dans ce travail!…mais trop savant pour moi.Mes parents auraient voulu que je sois intellectuel…J’ai toujours préféré le terrain.La fin pourtant rejoint toutes les pensées: »Qu’avez-vous fait de nos indépendances! »

    • issa gibb dit :

      Merci bien, Régis Costet
      Mais, je ne suis pas un intello, non plus… Je suis un comptable à la retraite !
      J’ai été aussi sur le terrain, comme moniteur de voile, l’été et moniteur de ski, l’hiver…
      Puis, Directeur de Centres de Vacance Hiver-Eté, il y a bien longtemps, dans les années 80…
      Puis commercial pendant 12 ans et enfin comptable dans la petite enfance en fin de carrière, avec 3 crèches halte-garderies, 5 centres de loisirs, 9 tapes de surveillance des enfants entre midi et 2 heures et 7 accueils périscolaires du soir, dans les écoles, à gérer en comptabilité et salaires…….
      C’est pour passer le temps en cette période de Covid19 que j’ai recherché des fiches que j’avais préparé pour le Baccalauréat section Littéraire coefficient 6 pour mon filleul au Sénégal à partir de son programme : La Littérature, La Poésie et le Théâtre Africain, pour écrire ce texte sur les Indépendances et la Littérature Africaine…

      Pour l’anecdote : Mon filleul n’a pas eu son Baccalauréat !
      On lui a distribué un premier sujet sur « Les poètes de la Négritude » qui était un boulevard étudié et connu par lui en cours, plus mes fiches… Mais, au bout de 20 minutes, on lui a retiré le sujet pour cause de fuite sur les sujets (la même situation s’est produite en section Mathématiques) ??? Et on lui a refilé un 2° sujet sur « Le Théâtre Contemporain Africain » sur lequel son professeur a fait l’impasse pour cause de grèves habituelles, d’années en années, pour des arriérés de salaires toujours impayés par leur ministre de tutelle… En plus de dire à ses élèves, que le Théâtre Africain n’avait que 2 % de chances de tomber à l’examen ???
      Eh bien, il est tombé le sujet ! Et avec les 39 élèves de sa classe qui ont raté leur Baccalauréat…
      Pourtant, j’avais bien dit de ne pas faire l’impasse de ma fiche sur le parcours et l’œuvre du grand romancier-poète-dramaturge ivoirien Bernard Dadié qui venait de décéder cette année là et qui est une référence Mondiale de la Littérature Africaine Francophone avec Léopold Sedar Senghor, en vain…
      Pour que mon filleul ne redouble pas avec ce connard de prof à impasse, je l’ai mis dans un lycée privé pour qu’il repasse le Baccalauréat… Mais, par ces temps de Coronavirus et même si il me dit que son lycée est en train de mettre des cours en ligne ou par visioconférence avec son ordinateur portable que je lui est offert pour son anniversaire en 2018 : J’ai bien peur que l’examen du Baccalauréat soit compromis, encore cette année ???
      Cordialement à vous

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