LA DETTE SENEEGALAISE

3 réponses

  1. issa gibb dit :

    « Le Sénégal emprunte partout », la phrase est dite. Mais il ne connait pas les mots « travailler » et « rembourser », il est donc normal que le FMI s’inquiète du surendettement du Sénégal, alors que le Sénégal pense qu’on lui effacera les dettes, comme dans le passé. Pas avec les chinois et les coréens !
    Vivement le pétrole ?

  2. chees dit :

    Travailler,ils ne connaissent pas faire la fete ,ça pas de problèmes,preter ici c’est donné,donc pas de remboursement,et en plus quand on leur réclame ils s’offusquent ,on est pas pret de voir un changement,pas avant 50 ans et encore…

  3. Xx dit :

    Etre indépendant, c’est ne plus avoir de « maître(s) »… autrement dit : être libre, libre de faire ce qu’on veut, comme on veut, quand on veut…
    « L’exception sénégalaise » par Mehdi Ba ; publié le 23.12.2015 par Jeune Afrique (extrait) :
    Malgré les nombreux satisfecit que lui délivrent ses partenaires techniques et financiers, le Sénégal, arrimé à des indicateurs peu flatteurs en matière de développement humain, tarde à gagner le large. Les détracteurs du régime veulent y voir l’échec de Macky Sall à hisser son pays vers les cimes que prétend atteindre son plan Sénégal émergent (PSE). Mais, au-delà des polémiques politiciennes, de bonne guerre et réversibles, les racines du mal sont connues de tous, de Matam à Ziguinchor.
    Ce “tri sélectif”, comme l’évoque l’écrivain Felwine Sarr, “ne saurait être imposé de l’extérieur”.
    Au Sénégal, la fierté nationale n’exclut pas l’introspection. En privé, autour d’un thieboudiène ou d’un bissap, les dysfonctionnements structurels se dévoilent :
    -Tendance à l’autosatisfaction (le pays de Senghor n’a-t-il pas grandi dans la conviction de constituer une élite sous-régionale ?).
    -Appétence excessive pour l’assistanat (interpersonnel ou international).
    -Délaissement coupable du bien commun.
    -Tolérance contre-productive envers la corruption quotidienne, le népotisme ou les passe-droits (parfois jusqu’au drame, comme l’a montré, en 2002, le naufrage du Joola).
    -Mépris affiché pour l’environnement, dans un pays qui dissémine aux quatre vents les sacs en plastique, ignore l’invention des poubelles publiques et axe son indépendance énergétique sur les centrales à charbon.
    -Fascination pour les signes extérieurs de richesse et les fortunes sorties du néant, etc.
    -Lorsqu’une étudiante trouve banal de monnayer son corps pour acquérir un iPhone 6 ou que des serviteurs de l’État se montrent prêts à vendre leur âme pour obtenir, qui un 4×4 dernier modèle, qui une villa de standing, la méritocratie reste en rade. Les Sénégalais le savent, le déplorent et souhaiteraient tourner la page.
    Cette réforme en profondeur des mentalités, qui transcende les clivages partisans, est le prix à payer pour transformer l’essai que le Sénégal n’a que trop attendu.
    « Ñuni neen la », dit une expression wolof difficilement transposable en français, mais que l’on pourrait traduire par : « Jetons bas les masques, on ne se connaît que trop bien. »

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